Royaume-UniDossier1993Londres

L'affaire Colin Ireland

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026 · mis à jour le 5 octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre le 8 mars et le 12 juin 1993, cinq hommes ont été tués chez eux, à Londres, par un homme qu'ils avaient rencontré dans un pub gay d'Earl's Court. L'auteur, Colin Ireland, trente-neuf ans, vivait à Southend-on-Sea, dans l'Essex. Pendant des semaines, ces meurtres commis dans des quartiers différents, confiés à des équipes de police différentes, n'ont pas été reliés, alors même que l'auteur appelait lui-même la police pour les revendiquer. Une image de vidéosurveillance de la gare de Charing Cross et une empreinte digitale ont permis de l'identifier en juillet 1993. Il a reconnu les cinq meurtres et a été condamné en décembre 1993, à l'Old Bailey, à la réclusion à perpétuité, sans perspective de libération. L'affaire a aussi posé, crûment, la question de la confiance entre la communauté gay londonienne et la police. Il est mort en détention en 2012.

Les faits

Colin Ireland est né le 16 mars 1954 à Dartford, dans le Kent. Il grandit dans la pauvreté, au gré de déménagements et de placements. À partir de l'adolescence, il accumule les condamnations : vol avec violence en 1971, cambriolages et vol de voiture en 1975, extorsion en 1977, vol avec violence de nouveau en 1980, puis des délits d'escroquerie jusqu'en 1985. Il alterne les emplois manuels et les périodes sans domicile. Au début des années 1990, il vit à Southend-on-Sea, dans l'Essex, d'abord dans un foyer, puis dans un appartement.

Au printemps 1993, il se rend régulièrement à Londres, au Coleherne, un pub gay d'Earl's Court fréquenté notamment par des hommes adeptes de pratiques sadomasochistes. Il y aborde des hommes qu'il suit ensuite à leur domicile. Cinq d'entre eux sont tués entre le 8 mars et le 12 juin 1993 : Peter Walker, quarante-cinq ans, chorégraphe et metteur en scène, à Battersea ; Christopher Dunn, trente-sept ans, bibliothécaire, à Wealdstone ; Perry Bradley III, trente-cinq ans, homme d'affaires américain, à Kensington ; Andrew Collier, trente-trois ans, à Dalston ; Emanuel Spiteri, quarante et un ans, cuisinier d'origine maltaise. Quatre de ces meurtres sont commis en l'espace de quinze jours.

Selon plusieurs sources, Colin Ireland avait décidé au tournant de 1993 de devenir un tueur en série pour se faire connaître. Il a affirmé aux enquêteurs n'avoir aucune animosité particulière envers les homosexuels, qu'il disait avoir choisis comme des cibles plus faciles. Ces déclarations sont celles de l'auteur et ne valent que comme telles.

Comment l'enquête a abouti

Des meurtres dispersés, des enquêtes cloisonnées. Les cinq meurtres ont eu lieu dans des quartiers différents de Londres, du sud-ouest au nord-est, et relevaient donc d'équipes de police distinctes. Après le premier, en mars, un appel à témoins télévisé n'a rien donné ; selon Crime+Investigation, l'enquête était au point mort au bout de dix semaines, faute d'indices matériels. La mort de Christopher Dunn, fin mai, a d'abord pu passer pour un accident, et elle était suivie par une autre équipe. Personne, pendant plusieurs semaines, n'a rapproché ces dossiers.

Un auteur qui appelle la police. Ce cloisonnement est d'autant plus frappant que l'auteur a lui-même signalé ses actes. Au lendemain du premier meurtre, il a appelé anonymement les Samaritans, une association d'écoute, ainsi qu'un journaliste du Sun. Après le quatrième, il a téléphoné à la police pour lui reprocher de ne pas avoir fait le lien entre les affaires ; après le cinquième, il l'a rappelée pour indiquer où chercher. Ces appels, anonymes, ne permettaient pas de l'identifier.

Le point commun : le Coleherne. Selon Crime+Investigation, c'est un commissaire de la police métropolitaine qui a fait le rapprochement en constatant que la troisième victime avait fréquenté le Coleherne, comme les autres. Les dossiers ont alors été réunis.

Une enquête dans un climat de défiance. Les enquêteurs se sont heurtés à la réticence d'une partie de la clientèle du pub. Le contexte explique cette prudence. Le 11 mars 1993, trois jours après le premier meurtre, la Chambre des lords avait confirmé, dans l'arrêt R v Brown (l'affaire dite « Spanner »), la condamnation d'hommes pour des pratiques sadomasochistes entre adultes consentants. Témoigner de sa présence dans un bar de ce type, ou de ses fréquentations, pouvait exposer à des poursuites ou à une révélation publique de son homosexualité. Le Coleherne avait en outre une longue histoire de contrôles et d'arrestations de clients par la police, qui avaient donné lieu à des incidents et à des manifestations dans les années 1970 et 1980, selon l'historique du pub.

L'image de Charing Cross. Le tournant est venu de la vidéosurveillance. Après le meurtre d'Emanuel Spiteri, le 12 juin, les enquêteurs ont reconstitué son trajet depuis le Coleherne et visionné, selon Crime+Investigation, quelque quatre cent cinquante heures d'images de la gare de Charing Cross. Sur l'une d'elles, la victime apparaissait sur un quai, accompagnée d'un homme. Toujours selon ce site, la police a diffusé un portrait-robot le 24 juin, puis les images elles-mêmes le 2 juillet 1993, ce qui a suscité de nombreux appels.

L'empreinte. Les enquêteurs disposaient aussi d'une empreinte digitale, relevée sur un élément de fenêtre dans l'appartement d'Andrew Collier, selon Wikipédia et Crime+Investigation (le HuffPost britannique la situe chez Emanuel Spiteri). Ce serait le seul indice matériel relevé dans le dossier. Faute de fichier informatisé permettant une recherche automatique, elle ne désignait personne tant qu'aucun suspect n'était nommé.

La confrontation. Se reconnaissant sur les images, Colin Ireland a pris les devants : le 19 juillet 1993, il s'est présenté par l'intermédiaire d'un avocat, en admettant être l'homme filmé à Charing Cross, mais en affirmant avoir laissé la victime en compagnie d'un autre homme. La comparaison de ses empreintes avec celle de Dalston a ruiné cette version. Il a été arrêté à Southend, le 19 juillet selon Crime+Investigation, le 21 selon Wikipédia, puis inculpé du meurtre d'Andrew Collier le 21 juillet et de celui d'Emanuel Spiteri le 23 juillet. Selon Crime+Investigation, les enquêteurs ont volontairement attendu avant de le mettre en cause pour les trois autres. Le 19 août 1993, en détention provisoire, il a reconnu les cinq meurtres.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Colin Ireland. Son enfance est marquée par la pauvreté, des déménagements répétés et des placements.
  2. Première condamnation notable, pour vol avec violence, suivie d'un séjour en borstal (établissement pour jeunes délinquants). D'autres condamnations pour vols, cambriolages et extorsion suivront jusqu'en 1985.
  3. Meurtre de Peter Walker, quarante-cinq ans. Le lendemain, l'auteur appelle anonymement une association d'écoute et un journaliste pour signaler les faits.
  4. La Chambre des lords rend l'arrêt R v Brown (affaire « Spanner ») : le consentement n'est pas une défense pour certaines pratiques sadomasochistes. Ce contexte pèsera sur la confiance des témoins envers la police.
  5. Meurtre de Christopher Dunn, trente-sept ans. Sa mort est d'abord traitée par une autre équipe d'enquête, dans un autre secteur de Londres.
  6. Meurtre de Perry Bradley III, trente-cinq ans, homme d'affaires américain.
  7. Meurtre d'Andrew Collier, trente-trois ans. Une empreinte digitale est relevée sur place. L'auteur téléphone à la police pour lui reprocher de ne pas avoir relié les meurtres.
  8. Meurtre d'Emanuel Spiteri, quarante et un ans. Le même soir, une caméra de la gare de Charing Cross filme la victime en compagnie d'un homme.
  9. Selon Crime+Investigation, la police diffuse les images de vidéosurveillance de Charing Cross, après un portrait-robot publié le 24 juin.
  10. Colin Ireland se manifeste par l'intermédiaire d'un avocat : il admet être l'homme des images mais nie le meurtre. L'empreinte relevée chez Andrew Collier dément sa version. Il est arrêté le 19 ou le 21 juillet selon les sources.
  11. Inculpation pour le meurtre d'Andrew Collier, puis, le 23 juillet, pour celui d'Emanuel Spiteri.
  12. Il reconnaît les cinq meurtres. Il est inculpé des trois autres le lendemain.
  13. Il plaide coupable des cinq meurtres et est condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité par le juge Sachs.
  14. Mort de Colin Ireland à cinquante-sept ans. L'enquête du coroner retient une fibrose pulmonaire et une fracture de la hanche survenue quelques jours plus tôt dans la cour de la prison.

Fiche de l'auteur

Colin Ireland

Il a tué cinq hommes rencontrés à Londres au cours de l'année 1993, prévenant lui-même la police entre les faits ; l'identification a reposé sur des relevés d'empreintes et de vidéosurveillance.

Notice complète →

Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Il n'y a pas eu de procès devant un jury. Après ses aveux du 19 août 1993, Colin Ireland a été inculpé des cinq meurtres, puis a plaidé coupable devant l'Old Bailey, la cour criminelle centrale de Londres. En droit anglais, un plaider-coupable met fin à la phase contradictoire : le juge ne statue plus que sur la peine. L'audience de condamnation s'est tenue le 20 décembre 1993, selon Wikipédia et PinkNews ; le Kent Online et le HuffPost britannique la situent en décembre 1993. Le site de Crime+Investigation indique pour sa part le 20 août 1993, date qui correspond plutôt à ses dernières inculpations ; nous retenons le 20 décembre.

Le juge Michael Sachs l'a condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité, une par meurtre. Il l'a décrit comme un homme exceptionnellement dangereux et a résumé l'affaire en une phrase reprise par la presse : « Prendre une vie humaine est un outrage ; en prendre cinq, c'est un carnage. »

La peine a été assortie d'une perpétuité réelle (whole life tariff), c'est-à-dire sans durée minimale au terme de laquelle une libération aurait pu être examinée. La date exacte à laquelle cette mesure a été fixée n'apparaît pas dans les sources que nous avons consultées ; son nom figurait en tout cas, le 22 décembre 2006, sur la liste de trente-cinq détenus soumis à ce régime rendue publique par le ministère de l'Intérieur. Colin Ireland n'a jamais été libéré. Aucune autre poursuite n'a été engagée contre lui.

Ce que l'affaire a changé

Nous n'avons trouvé aucune réforme législative directement attribuable à l'affaire Ireland. Ce qu'elle a durablement illustré tient en deux points.

Le premier concerne la preuve. Elle illustre le poids pris, dès le début des années 1990, par les images de vidéosurveillance dans l'identification d'un auteur de meurtres en série, combinées à une preuve classique de médecine légale, l'empreinte digitale. Elle montre aussi la limite de l'époque : sans fichier informatisé, l'empreinte ne pouvait parler qu'une fois un suspect désigné.

Le second concerne la relation entre la police et la communauté gay de Londres. Pendant l'enquête, des critiques ont reproché à la police sa lenteur à relier les meurtres et y ont vu le signe d'un désintérêt pour des victimes homosexuelles, selon PinkNews. En mai 2007, selon le HuffPost britannique et Wikipédia, un rapport sur la manière dont la police métropolitaine avait traité des meurtres d'hommes gays a estimé que l'enquête de 1993 avait été entravée par une méconnaissance du milieu gay ; Wikipédia, citant le Guardian, évoque une homophobie de la part de policiers. Nous n'avons pas pu consulter ce rapport ni l'article du Guardian : leur portée exacte reste à vérifier. L'affaire s'inscrit dans une période où les policiers gays eux-mêmes commençaient à s'organiser : une association de policiers gays et lesbiens avait été fondée en 1990.

Ces questions ont resurgi dans d'autres affaires londoniennes, de celle de Dennis Nilsen, qui avait lui aussi fréquenté le Coleherne, à des dossiers plus récents. Selon son historique, le pub a été racheté en 2008 et rouvert sous un autre nom.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Colin Ireland n'a pas été jugé par un jury. Le 20 décembre 1993, à l'Old Bailey, il a plaidé coupable des cinq meurtres et l'audience n'a porté que sur la peine. Aucune des sources que nous avons pu ouvrir ne fait état d'une expertise psychiatrique versée aux débats, ni d'une défense fondée sur un trouble mental : la question de l'irresponsabilité pénale ne paraît pas s'être posée. Son avocat, Andrew Trollope, a d'ailleurs déclaré à l'audience que son client ne cherchait aucun abri médical à ses actes, selon The Independent du 21 décembre 1993.

Le juge Michael Sachs a prononcé cinq peines de réclusion à perpétuité, assorties d'une perpétuité réelle. The Independent rapporte qu'il a estimé que l'accusé ne devait jamais être libéré ; selon Crime+Investigation, il a relevé que celui-ci avait dit vouloir être tenu pour un tueur en série, ce qui appelait à ses yeux une détention à vie. Ce jugement fixe une peine ; il ne vaut pas diagnostic.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Né le 16 mars 1954 à Dartford, dans le Kent, Colin Ireland grandit dans la pauvreté, au fil de nombreux déménagements. À seize ans, après un vol, il est placé dans un établissement spécialisé, où il met le feu aux affaires d'un autre pensionnaire. Condamné pour vol avec violence en 1971, il est envoyé en borstal, s'en évade et y est renvoyé. Suivent, de 1975 à 1985, cinq condamnations pour cambriolages, vol de voiture, extorsion, vol avec violence et escroquerie.

Il vit d'emplois peu qualifiés, se marie en 1982, divorce en 1987, se remarie en 1989 et se sépare au début des années 1990 ; Wikipédia et Crime+Investigation rapportent qu'il a alors volé sa seconde épouse. Selon The Independent, les enquêteurs rattachaient sa résolution à l'échec de sa vie, deux mariages rompus, aucun domicile stable, et au départ, en novembre 1992, d'un emploi auquel il tenait ; le Times, cité par les chercheurs Chris Grover et Keith Soothill, faisait le même rapprochement. Aucun lien de cause à effet n'est établi entre ce parcours et les crimes.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Devant les enquêteurs, Colin Ireland a présenté ses crimes comme l'exécution d'une résolution prise au Nouvel An 1993 : devenir un tueur en série. Il a dit avoir lu plusieurs livres sur le sujet et avoir voulu vérifier si la chose pouvait se faire sans être pris, selon le HuffPost britannique et Crime+Investigation. D'après ce site, il aurait notamment lu Whoever Fights Monsters, de l'ancien agent du FBI Robert Ressler.

Dans ses aveux, il a insisté sur quatre points, rapportés par Crime+Investigation et, pour les deux premiers, par l'accusation à l'audience selon The Independent : il n'avait agi sous l'emprise ni de l'alcool ni de la drogue, il n'était ni homosexuel ni bisexuel, il n'avait tiré aucune satisfaction sexuelle de ses actes et il n'avait aucun grief contre les homosexuels, choisis selon lui parce qu'ils étaient des cibles faciles. Dans des enregistrements d'interrogatoires diffusés en 2017, il expliquait que ces hommes se taisaient face à la police, selon PinkNews. Il a pourtant aussi dit, selon Crime+Investigation, que sa colère naissait de ce qu'il appelait une « déviance masculine extrême » ; ce site et Wikipédia rapportent que des hommes adultes lui auraient fait des avances pendant son enfance, à Sheerness, récit invérifiable. Le dossier que lui consacre le site Crime Library, fondé sur une correspondance avec lui, se présente d'ailleurs comme étant « en grande partie » son propre récit.

Lectures criminologiques

Le mobile retenu par les enquêteurs et repris par le juge est la recherche de notoriété. L'autrice Anna Gekoski, qui a correspondu avec lui, y voit le moteur principal de ses actes, selon Wikipédia et Crime+Investigation.

Pendant l'enquête, la police a eu recours au profilage criminel. Robert Ressler a été sollicité, selon sa notice Wikipédia et Crime+Investigation. Ce site rapporte les portraits dressés alors par le psychologue Mike Berry, pour qui l'auteur poursuivait des fantasmes violents que les faits ne comblaient jamais, et par le Dr Jonas Rappeport, qui le supposait hétérosexuel, méthodique et physiquement fort. Ces portraits visaient un inconnu ; ils ne sont pas l'examen d'une personne. Ce sont une image de vidéosurveillance et une empreinte qui l'ont identifié : voir notre article sur le profilage criminel.

D'autres lectures portent sur le choix des victimes. Le criminologue David Wilson a soutenu en 2017 que ces aveux montrent un homme « en guerre avec sa propre sexualité », selon PinkNews ; c'est la lecture d'un criminologue, non un diagnostic clinique. Dans un livre de 2007 cité par Vice, il estime que l'homophobie a fait des hommes gays l'une des premières cibles des tueurs en série au Royaume-Uni, lecture proche de celle que Chris Grover et Keith Soothill proposaient dès 1999. La revue publiée en 2007 par le groupe consultatif LGBT de la police métropolitaine a conclu, à propos de l'enquête de 1993, à « un grave échec policier », selon Vice ; le HuffPost britannique en retient que l'enquête avait pâti d'une méconnaissance du milieu gay. C'est cette victimologie, plus que la personnalité de l'auteur, qui fait l'intérêt de l'affaire.

Ce qu'on ne sait pas

On ignore si des rapports psychiatriques ont été établis avant l'audience de 1993 : aucun n'apparaît dans les sources que nous avons pu consulter. Ireland niait toute hostilité envers les homosexuels, mais les sources divergent sur les termes mêmes de sa résolution : devenir un tueur en série, selon la plupart ; tuer un homosexuel, selon une citation rapportée par Crime+Investigation. Entre la quête de célébrité qu'il revendiquait, l'homophobie que plusieurs chercheurs y lisent et le conflit intime que suppose David Wilson, rien ne permet de trancher. Son enfance, enfin, n'est connue pour l'essentiel que par ses propres récits.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait Colin Ireland ?

Cinq. Colin Ireland a reconnu et été condamné pour cinq meurtres commis à Londres entre le 8 mars et le 12 juin 1993 : ce sont ses victimes confirmées. En 1994, selon une dépêche citée par Wikipédia, il aurait été interrogé sur d'autres meurtres non élucidés et aurait prétendu pouvoir en révéler d'autres ; aucune autre victime ne lui a été imputée.

Comment Colin Ireland a-t-il été arrêté ?

Grâce à la vidéosurveillance et à une empreinte digitale. Après le cinquième meurtre, la police a visionné des centaines d'heures d'images de la gare de Charing Cross et y a repéré la dernière victime en compagnie d'un homme. Une fois les images diffusées, Colin Ireland s'est présenté par l'intermédiaire d'un avocat en affirmant avoir quitté la victime vivante. L'empreinte relevée chez une autre victime a démenti sa version. Il a été inculpé les 21 et 23 juillet 1993, puis a reconnu les cinq meurtres le 19 août.

Quelle peine Colin Ireland a-t-il reçue ?

Il a plaidé coupable et a été condamné à l'Old Bailey, le 20 décembre 1993, à cinq peines de réclusion à perpétuité. Il était soumis à une perpétuité réelle (whole life tariff) : il ne devait jamais être libéré.

Quand Colin Ireland est-il mort ?

Le 21 février 2012, à cinquante-sept ans, à la prison de Wakefield, dans le Yorkshire de l'Ouest. L'enquête du coroner a retenu une fibrose pulmonaire et une fracture de la hanche, consécutive à une chute dans la cour de la prison quelques jours plus tôt.

Pour aller plus loin : documentaires et livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Colin Ireland (crime file), Crime+Investigation UK
  2. Colin Ireland : Background, Crime+Investigation UK
  3. Colin Ireland : The Investigation, Crime+Investigation UK
  4. Colin Ireland : The Trial, Crime+Investigation UK
  5. Serial killer Colin Ireland dies in jail (22 février 2012), Kent Online
  6. Serial Killer Colin Ireland Dies In Wakefield Prison (21 février 2012), HuffPost UK
  7. Exercise yard fall contributed to death of ‘Gay Slayer’, inquest hears (29 février 2012), PinkNews
  8. Serial killer Colin Ireland said he murdered five gay men because he wanted to be ‘famous’ (14 novembre 2017), PinkNews
  9. Colin Ireland, LGBT History Project
  10. Colin Ireland, Wikipedia (en)
  11. Colin Ireland, Wikipédia (fr)
  12. The Coleherne, Earls Court, Wikipedia (en)
  13. R v Brown [1993] UKHL 19, Wikipedia (en)
  14. Michael Sachs (judge), Wikipedia (en)
  15. Gay Police Association, Wikipedia (en)
  16. Real Crime (série documentaire d'ITV, liste des épisodes), Wikipedia (en)
  17. David Wilson (criminologist), bibliographie, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Profil psychologique : compte rendu d'audience de The Independent (21 décembre 1993) ajouté ; il recoupe les déclarations de l'accusation et de la défense.
  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.

Signaler une erreur — réponse sous 15 jours, procédure de rectification.