États-UnisDossier1971-1979Californie, New York

L'affaire Rodney Alcala

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Rodney Alcala, photographe amateur formé à l'université de Californie à Los Angeles, a été arrêté en juillet 1979 après la disparition d'une fillette de douze ans à Huntington Beach. Il n'a plus jamais été libre, mais sa dernière condamnation en Californie n'est intervenue que plus de trente ans plus tard. Deux fois condamné à mort, en 1980 puis en 1986, il a vu ces deux verdicts annulés, le premier par la Cour suprême de Californie, le second par la justice fédérale. Entre-temps, des analyses biologiques l'ont relié à quatre meurtres de femmes commis dans le comté de Los Angeles entre 1977 et 1979. Jugé pour les cinq meurtres en 2010, il a assuré lui-même sa défense et a été condamné à mort une troisième fois. Il a ensuite plaidé coupable de deux meurtres commis à New York. Il est mort en 2021 dans le couloir de la mort, sans avoir été exécuté.

Les faits

Rodney Alcala est né le 23 août 1943 à San Antonio, au Texas, et a grandi en Californie. Diplômé des beaux-arts de l'université de Californie à Los Angeles (UCLA), il pratique la photographie en amateur. En 1968, il agresse à Hollywood une fillette de huit ans, qui survit grâce à l'intervention d'un témoin. Recherché, il s'enfuit à New York, où il s'inscrit sous un faux nom dans une école de cinéma. Inscrit en 1971 sur la liste des fugitifs les plus recherchés du FBI, il est arrêté la même année dans le New Hampshire et condamné en Californie pour l'agression de 1968. Libéré en conditionnelle après environ trente-quatre mois, il est de nouveau condamné peu après pour une agression sur une adolescente de treize ans, puis libéré en 1977.

La justice lui a imputé sept meurtres, commis entre 1971 et 1979. À New York, ceux de Cornelia Crilley, 23 ans, en 1971, et d'Ellen Hover, 23 ans, en juillet 1977. Dans le comté de Los Angeles, ceux de Jill Barcomb, 18 ans, en novembre 1977, de Georgia Wixted, 27 ans, en décembre 1977, de Charlotte Lamb, 32 ans, en juin 1978, et de Jill Parenteau, 21 ans, en juin 1979. Le dernier est celui d'une fillette de douze ans, disparue le 20 juin 1979 à Huntington Beach, dans le comté d'Orange, et retrouvée morte douze jours plus tard. Tous ces faits ont été jugés comme des meurtres avec préméditation (first-degree murder) ; selon LA Weekly, au moins deux des meurtres du comté de Los Angeles ont été précédés de violences sexuelles. En 1978, Alcala avait participé comme candidat à un jeu télévisé de rencontres ; ce fait, souvent mis en avant, n'a joué aucun rôle dans l'enquête.

Comment l'enquête a abouti

L'enquête s'est faite en deux temps, à vingt-cinq ans d'intervalle.

Le premier temps est celui de l'été 1979. Après la disparition de la fillette de Huntington Beach, la police diffuse un portrait-robot établi d'après le témoignage d'une amie de la victime. Selon CBS News, l'agent de probation d'Alcala le reconnaît et alerte les enquêteurs. Alcala est arrêté le 24 juillet 1979 au domicile familial de Monterey Park. Les perquisitions autorisées par la justice, à son domicile et dans un garde-meubles qu'il louait dans la région de Seattle, permettent de saisir des centaines de photographies et des objets que l'accusation rattachera à la victime. Il est inculpé de ce seul meurtre. À partir de cette date, il ne sera plus jamais libre : toute la suite de l'affaire se déroule alors qu'il est en détention.

Le second temps est celui des dossiers anciens. Au début des années 2000, des analyses d'ADN réalisées sur des prélèvements conservés relient Alcala à trois meurtres non résolus du comté de Los Angeles : selon LA Weekly, en 2003 pour Georgia Wixted et Charlotte Lamb, en 2004 pour Jill Barcomb. Dans l'arrêt qu'elle rend en 2007, la cour d'appel de Californie cite des probabilités de coïncidence de l'ordre d'une sur cent milliards ou davantage pour ces trois correspondances. Pour le quatrième meurtre, celui de Jill Parenteau, l'accusation s'appuie sur des analyses sérologiques, moins discriminantes : selon la même décision, elles n'excluaient Alcala qu'avec environ 3,5 % de la population. Ces résultats permettent au parquet de rouvrir ces quatre cold cases et de les joindre, en 2005 ou en 2006 selon les sources, au troisième procès pour le meurtre de Huntington Beach.

Le procès de 2010 n'a pas clos l'enquête. En mars 2010, la police de Huntington Beach rend publiques environ 120 photographies saisies en 1979, qui montrent des jeunes femmes et des adolescentes, ainsi que deux jeunes hommes, non identifiés. L'objectif est de savoir si certaines de ces personnes ont été victimes d'Alcala. Les centaines d'appels reçus permettent, selon CBS News, d'identifier vingt et une femmes en quelques semaines, dont certaines se sont signalées elles-mêmes ; aucune nouvelle accusation n'en découle dans l'immédiat. Les éléments réunis pour le procès californien servent en revanche à New York, où des enquêteurs des affaires non résolues rapprochent Alcala des meurtres de 1971 et de 1977. En 2013, une femme reconnaît sa sœur, disparue en 1977, sur l'une des photographies publiées ; l'identification de restes retrouvés en 1982 dans le Wyoming, obtenue par l'ADN en 2015, conduit à une nouvelle inculpation en 2016, qui n'a jamais été jugée.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Rodney Alcala. Il grandit ensuite en Californie et étudie les beaux-arts à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA).
  2. Il agresse une fillette de huit ans, qui survit grâce à l'intervention d'un témoin et de la police. Recherché, il s'enfuit à New York, où il s'inscrit sous un faux nom dans une école de cinéma.
  3. Meurtre de Cornelia Crilley, 23 ans, à Manhattan ; il ne sera jugé qu'en 2012. La même année, inscrit sur la liste des fugitifs les plus recherchés du FBI, il est arrêté dans le New Hampshire et renvoyé en Californie, où il est condamné pour l'agression de 1968.
  4. Libéré en conditionnelle, il vit dans la région de Los Angeles. Entre juillet 1977 et juin 1979 sont commis les meurtres d'Ellen Hover, 23 ans, à New York, puis de Jill Barcomb, 18 ans, Georgia Wixted, 27 ans, Charlotte Lamb, 32 ans, et Jill Parenteau, 21 ans, dans le comté de Los Angeles.
  5. Arrestation, un mois après la disparition d'une fillette de douze ans à Huntington Beach. Il ne sortira plus de détention.
  6. Premier procès : reconnu coupable de meurtre avec préméditation et d'enlèvement, il est condamné à mort.
  7. La Cour annule la condamnation : le jury avait été informé à tort de ses condamnations antérieures, des faits non poursuivis dans ce procès.
  8. Deuxième procès devant un autre juge : nouvelle condamnation à mort, confirmée par la Cour suprême de Californie en 1992.
  9. La cour confirme la décision d'un tribunal fédéral de 2001 qui avait annulé la deuxième condamnation par la voie de l'habeas corpus, en raison de plusieurs atteintes à ses droits constitutionnels, dont des défaillances de sa défense.
  10. Décision sur la jonction : le dossier de Huntington Beach et les quatre meurtres du comté de Los Angeles, rattachés à Alcala par l'ADN et la sérologie, seront jugés ensemble.
  11. Reconnu coupable des cinq meurtres le 25 février 2010 au terme d'un procès où il s'est défendu seul, il est condamné à mort pour la troisième fois. Le même mois, la police de Huntington Beach publie environ 120 de ses photographies pour identifier d'éventuelles autres victimes.
  12. Inculpé en 2011, il a plaidé coupable en décembre 2012 des meurtres de Cornelia Crilley et d'Ellen Hover ; il est condamné à vingt-cinq ans de réclusion à perpétuité, puis renvoyé en Californie.
  13. Il est inculpé du meurtre d'une jeune femme de vingt-huit ans, reconnue sur l'une de ses photographies par une parente. Son état de santé empêche son transfert : il ne sera pas jugé.
  14. Mort de causes naturelles, à 77 ans, dans un hôpital du comté, alors qu'il était toujours dans le couloir de la mort, son appel contre la condamnation de 2010 n'ayant pas été tranché.

Fiche de l'auteur

Rodney Alcala

Photographe californien condamné pour sept meurtres en Californie et à New York ; arrêté dès 1979, il a vu deux condamnations annulées avant un troisième procès en 2010, où des analyses ADN ont permis de lui imputer d’autres meurtres.

Notice complète →

Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

L'affaire Alcala est d'abord une histoire judiciaire. Le meurtre de la fillette de Huntington Beach, commis en juin 1979, a été jugé trois fois. Au premier procès, en 1980 dans le comté d'Orange, Alcala a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation et d'enlèvement, et condamné à mort. Le 23 août 1984, la Cour suprême de Californie a annulé ce verdict : l'accusation avait présenté au jury ses agressions antérieures, des faits non poursuivis dans ce procès, que la Cour a jugés irrecevables pour établir son identité ou son intention. Rejugé en 1986 devant un autre juge, il a de nouveau été condamné à mort ; la Cour suprême de Californie a cette fois confirmé la condamnation, en 1992.

La seconde annulation est venue de la justice fédérale. Saisi en 1994 d'une demande d'habeas corpus, un tribunal fédéral de district l'a accordée en 2001 après une audience sur les preuves, en laissant à la Californie le choix entre libérer Alcala et le rejuger. Le 27 juin 2003, la cour d'appel fédérale du 9e circuit a confirmé cette décision : elle a relevé plusieurs atteintes aux droits constitutionnels de l'accusé, notamment l'assistance défaillante de son avocat. Alcala n'a pas été libéré pour autant : le parquet du comté d'Orange a engagé un troisième procès et y a joint, en 2005 ou en 2006 selon les sources, quatre meurtres du comté de Los Angeles. Cette jonction a été contestée jusqu'à la Cour suprême de Californie, qui a statué le 18 juin 2008 ; les cinq dossiers ont été jugés ensemble.

Le troisième procès s'est ouvert en janvier 2010 devant la cour supérieure du comté d'Orange, à Santa Ana, avec pour procureur Matt Murphy et pour juge Francisco Briseño. Alcala a choisi d'assurer lui-même sa défense. Il a soutenu, pour le meurtre de Huntington Beach, qu'il se trouvait ailleurs ce jour-là, et n'a guère contesté les quatre autres accusations. Le 25 février 2010, le jury l'a reconnu coupable des cinq meurtres ; il a recommandé la peine de mort le mois suivant, et le juge l'a prononcée le 30 mars 2010. Comme toute condamnation à mort en Californie, elle faisait l'objet d'un appel automatique, qui n'avait pas été tranché à sa mort.

Le dernier volet s'est joué à New York. Inculpé par un grand jury de Manhattan en janvier 2011 pour les meurtres de Cornelia Crilley, en 1971, et d'Ellen Hover, en 1977, Alcala a été transféré à New York en 2012 et a plaidé coupable en décembre de la même année. Le 7 janvier 2013, il a été condamné à deux peines concurrentes de vingt-cinq ans de réclusion à perpétuité, et a déclaré vouloir regagner la Californie pour poursuivre ses recours contre sa condamnation à mort.

Ce que l'affaire a changé

Nous n'avons trouvé aucune réforme de la loi ou des pratiques directement attribuable à l'affaire Alcala. Elle illustre en revanche plusieurs traits du système pénal américain.

Le premier est la durée d'une procédure capitale. Plus de trente ans séparent l'arrestation de 1979 de la condamnation de 2010, et la condamnation à mort prononcée en 2010 était encore en appel lorsqu'Alcala est mort, en 2021. Les deux annulations n'ont pas porté sur sa culpabilité, mais sur la régularité des procès : la présentation au jury de faits non poursuivis en 1984, des atteintes à ses droits constitutionnels en 2003. Alcala est mort de causes naturelles, en détention, sans que cette troisième condamnation soit devenue définitive.

Le second est l'apport des analyses biologiques aux dossiers anciens. Quatre des cinq meurtres jugés en 2010 ont été imputés à Alcala par des analyses réalisées plus de vingt ans après les faits, sur des prélèvements conservés. Ce sont ces résultats, et non le premier dossier, qui ont donné à la troisième condamnation son ampleur. L'affaire du Wyoming montre l'autre usage de ces techniques : l'identification d'une victime restée anonyme pendant plus de trente ans.

Le troisième est le recours au public. L'appel à témoins de 2010, à partir de photographies anciennes, était une démarche peu courante ; il a surtout permis d'écarter des hypothèses, et indirectement, des années plus tard, d'identifier une victime. Enfin, l'affaire pose la question des libérations conditionnelles des années 1970 : selon LA Weekly, un psychiatre de l'administration pénitentiaire l'avait jugé « considérablement amélioré » avant l'une de ses libérations.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Aucune expertise psychiatrique ordonnée par un tribunal sur l'état mental de Rodney Alcala n'a été publiée dans les sources que nous avons consultées, et sa responsabilité pénale n'a jamais été mise en cause : les arrêts de 1984, de 1992 et de 2003 portent sur la procédure et sur les preuves, non sur sa santé mentale.

En septembre 2009, la cour d'appel de Californie l'a autorisé à assurer lui-même sa défense, rien dans le dossier n'indiquant, selon elle, qu'il fût incapable de renoncer à un avocat, d'après le Metropolitan News-Enterprise. Au troisième procès, à Santa Ana, c'est donc lui qui a fait citer, lors de la phase consacrée à la peine, en mars 2010, le psychiatre Richard Rappaport. Selon LA Weekly, ABC13 et l'agence Associated Press, celui-ci a déclaré qu'Alcala souffrirait d'un trouble de la personnalité borderline pouvant entraîner des épisodes psychotiques, ce qui expliquerait, selon lui, qu'il ne se souvienne pas des meurtres. Le procureur Matt Murphy a qualifié ce diagnostic de « garbage », selon Associated Press, et a rappelé, selon ABC13, que l'expert était rémunéré 20 000 dollars et qu'Alcala se souvenait fort bien de ses crimes antérieurs.

Le jury a recommandé la peine de mort, et le juge Francisco Briseño l'a prononcée le 30 mars 2010. Selon CBS News, il a estimé que les conclusions du psychiatre ne reposaient que sur les dires de l'accusé et que les circonstances atténuantes pesaient peu (« meager »). Ce verdict tranche la culpabilité et la peine ; il ne vaut pas diagnostic médical.

Diagnostics publiés

Le seul diagnostic exposé par un expert nommé est celui de Richard Rappaport, cité par la défense (trouble de la personnalité borderline), que le juge n'a pas retenu. Une évaluation psychiatrique plus ancienne, faite pendant son service militaire au milieu des années 1960, est souvent évoquée ; elle n'est connue que de seconde main, sans expert nommé ni document publié, et nous n'en reprenons pas le contenu.

Parcours documenté

Né en 1943 au Texas, Rodney Alcala a passé une partie de son enfance au Mexique ; son père a quitté le foyer, et sa mère s'est installée avec ses enfants dans la région de Los Angeles vers 1954, selon CBS News, Wikipedia et la chronologie de Radford University. Témoignant en 1986, sa mère l'a décrit comme un garçon calme et studieux, selon l'arrêt de la Cour suprême de Californie de 1992. Engagé dans l'armée à dix-sept ans, il en a été réformé vers 1964, après une dépression nerveuse et, selon CBS News, des accusations de comportement sexuel déplacé.

Après sa condamnation pour l'agression de 1968, un psychiatre de l'administration pénitentiaire l'a jugé « considérablement amélioré », ce qui a permis sa libération, selon LA Weekly et la chronologie de Radford University. Son quotient intellectuel est diversement rapporté : 135 selon LA Weekly, entre 160 et 170 selon l'accusation citée par Associated Press. Aucun de ces éléments n'établit de lien de cause à effet avec ses crimes.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. En 1994, depuis sa cellule, il a publié un livre, You, the Jury, dans lequel il se disait innocent du meurtre de Huntington Beach et désignait un autre suspect, selon LA Weekly et Wikipedia. Au procès de 2010, il s'est interrogé lui-même à la barre pendant de longues heures, posant les questions d'une voix plus grave à « Mr. Alcala », selon LA Weekly ; il a soutenu un alibi pour le meurtre de 1979 et a affirmé ne pas se souvenir des quatre meurtres du comté de Los Angeles. En plaidoirie, il a fait entendre aux jurés un extrait de la chanson d'Arlo Guthrie Alice's Restaurant, dont le narrateur tente de convaincre un psychiatre militaire de son désir de tuer, selon Associated Press et LA Weekly. Devant le tribunal de Manhattan, en décembre 2012, il a expliqué plaider coupable pour retourner en Californie et y poursuivre ses recours, selon CBS News.

Lectures criminologiques

La justice a retenu des meurtres avec préméditation, assortis de circonstances aggravantes de viol, de torture ou d'enlèvement, selon Associated Press. L'ancienne profileuse du FBI Mary Ellen O'Toole, interrogée par CBS News, voit dans son choix de se défendre seul le moyen d'occuper le « center stage » ; la profileuse Pat Brown l'a qualifié de psychopathe sur CNN. Ces lectures médiatiques, formulées hors de toute expertise judiciaire, ne valent pas diagnostic, et le profilage criminel reste une méthode d'enquête aux fondements scientifiques discutés. Aucune typologie ne lui a été appliquée nommément dans une source que nous ayons pu consulter.

Ce qu'on ne sait pas

Le seul diagnostic exposé au procès, présenté par la défense, a été écarté par l'accusation et par le juge, et l'amnésie qu'il invoquait reste invérifiable. L'évaluation militaire des années 1960 n'est connue que de seconde main, et les chiffres de son quotient intellectuel divergent. L'appel automatique contre la condamnation de 2010 n'avait pas été tranché à sa mort, en 2021 : aucune juridiction supérieure ne s'est prononcée sur ce procès. Enfin, le nombre de ses victimes reste inconnu : un enquêteur du Wyoming cité par CBS News en évoquait plus d'une centaine, et le chiffre de 130, souvent repris, n'a été établi par aucune juridiction.

Questions fréquentes

Combien de victimes Rodney Alcala a-t-il faites ?

La justice l'a reconnu coupable de sept meurtres : cinq en Californie, jugés en 2010, et deux à New York, pour lesquels il a plaidé coupable en 2012. Ce sont ses victimes confirmées. Il a aussi été inculpé en 2016 dans le Wyoming, sans être jugé. Le chiffre de 130 victimes, souvent repris, n'a jamais été établi : ce sont des victimes suspectées par certains enquêteurs, sans fondement judiciaire.

Comment Rodney Alcala a-t-il été arrêté ?

Après la disparition d'une fillette de douze ans à Huntington Beach, le 20 juin 1979, un portrait-robot établi à partir du témoignage d'une amie de la victime a été diffusé. Selon CBS News, son agent de probation l'a reconnu et a alerté les enquêteurs. Alcala a été arrêté le 24 juillet 1979 au domicile familial de Monterey Park et n'a plus jamais été libéré.

Pourquoi Rodney Alcala a-t-il été jugé trois fois ?

Ses deux premières condamnations à mort, en 1980 et en 1986, ont été annulées : la première par la Cour suprême de Californie en 1984, parce que le jury avait été informé à tort de ses agressions antérieures ; la seconde par la justice fédérale, en 2001 puis en appel en 2003, pour des atteintes à ses droits constitutionnels. Le troisième procès, en 2010, a réuni ce meurtre et quatre autres, rattachés à lui par l'ADN.

Quand Rodney Alcala est-il mort ?

Il est mort de causes naturelles le 24 juillet 2021, à 77 ans, dans un hôpital du comté de Kings, en Californie, selon l'administration pénitentiaire californienne. Condamné à mort en 2010, il n'a pas été exécuté : l'appel automatique de cette condamnation n'avait pas été tranché.

Pour aller plus loin

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. People v. Alcala, 36 Cal.3d 604 (Cour suprême de Californie, 23 août 1984), Justia
  2. Alcala v. Woodford, 334 F.3d 862 (Cour d'appel fédérale du 9e circuit, 27 juin 2003), Justia
  3. Alcala v. Superior Court (Cour d'appel de Californie, 27 février 2007), FindLaw
  4. Alcala v. Superior Court, 43 Cal.4th 1205 (Cour suprême de Californie, 18 juin 2008), Justia
  5. Condemned inmate Rodney Alcala dies of natural causes (24 juillet 2021), California Department of Corrections and Rehabilitation (CDCR)
  6. Infamous Dating Game killer Rodney Alcala dies of natural causes (24 juillet 2021), CBS San Francisco
  7. Serial killer sentenced to death in '70s spree (AP, 30 mars 2010), NBC News
  8. Orange County judge sentences serial killer Rodney Alcala to death (30 mars 2010), LA Weekly
  9. Rodney Alcala: The Fine Art of Killing (Christine Pelisek, 21 janvier 2010), LA Weekly
  10. Serial killer Rodney Alcala gets death sentence: will it stick this time? (30 mars 2010), CBS News
  11. Convicted serial killer's appearance on The Dating Game (8 mars 2010), CNN
  12. California serial killer of interest to Seattle-area authorities sentenced to death (2010), The Seattle Times
  13. Public responds to Rodney Alcala's photos, police hope for more tips (2010), CBS News
  14. Serial killer's secret photos: 21 women identified from Rodney Alcala's archives (12 avril 2010), CBS News
  15. Serial killer Rodney Alcala's photos (appel à témoins de la police de Huntington Beach, 2010), NPR, Talk of the Nation (blog)
  16. Serial killer Rodney Alcala's trail of murder (48 Hours), CBS News
  17. Rodney Alcala, convicted Calif. serial killer, gets 25 years to life for NYC killings (7 janvier 2013), CBS News
  18. Rodney Alcala: serial killer's picture links him to another cold case slaying (2016), CBS News
  19. Rodney Alcala (chronologie, A. Africa, A. Bobrick, S. Hough), Radford University, département de psychologie
  20. Rodney Alcala, Wikipedia (en)
  21. Rodney Alcala, Wikipedia (de)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.

Signaler une erreur — réponse sous 15 jours, procédure de rectification.