États-UnisDossier1972-1978Illinois (comté de Cook)

L'affaire John Wayne Gacy

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Entre 1972 et 1978, John Wayne Gacy, entrepreneur en bâtiment de la banlieue nord-ouest de Chicago, a tué trente-trois adolescents et jeunes hommes. Il avait déjà été condamné dans l'Iowa pour des faits sexuels sur un mineur, et la police l'avait croisé à plusieurs reprises sans jamais relier les disparitions entre elles. En décembre 1978, la disparition d'un lycéen de quinze ans à Des Plaines a conduit la police locale à le placer sous surveillance, puis à perquisitionner sa maison. Jugé à Chicago en 1980, il a vu sa défense d'aliénation mentale rejetée et a été condamné pour trente-trois meurtres. Il a été exécuté en 1994. Depuis 2011, le bureau du shérif du comté de Cook s'efforce d'identifier par l'ADN les victimes restées sans nom.

Les faits

John Wayne Gacy est né le 17 mars 1942 à Chicago. En 1968, il est condamné dans l'Iowa à dix ans de prison pour des faits sexuels commis sur un adolescent ; libéré sur parole en juin 1970, après environ dix-huit mois de détention, il revient dans la région de Chicago. Il y fonde une entreprise de travaux et de rénovation et s'installe dans une maison de Norwood Park Township, un secteur non incorporé de la banlieue nord-ouest, dans le comté de Cook. Il se fait une place dans la vie locale : responsable de circonscription (precinct captain) pour le Parti démocrate, il se produit aussi déguisé en clown lors de fêtes de quartier et d'œuvres de bienfaisance, ce qui lui vaudra le surnom, repris par la presse après son arrestation, de « clown tueur ».

Entre 1972 et 1978, il tue trente-trois adolescents et jeunes hommes, dont beaucoup étaient mineurs. Certains travaillaient pour son entreprise ou cherchaient un emploi. La justice a retenu des meurtres à caractère sexuel. Vingt-neuf victimes ont été retrouvées sur sa propriété et quatre dans des rivières de la région.

Comment l'enquête a abouti

Pendant six ans, ces disparitions n'ont pas été reliées entre elles. Gacy avait pourtant eu affaire à la police à plusieurs reprises au cours des années 1970 : selon le recueil Great American Trials et la chaîne A&E, une arrestation en 1971 suivie d'un abandon des poursuites, un interrogatoire au milieu de la décennie à propos d'une disparition, puis, à la fin des années 1970, de nouvelles plaintes pour enlèvement et violences sexuelles qui n'ont pas conduit à le confondre. Les jeunes disparus étaient souvent considérés comme des fugueurs. Certaines familles, persuadées que leur fils avait choisi de couper les ponts, n'ont jamais signalé sa disparition, comme le rappellera le shérif du comté de Cook à partir de 2011.

L'enquête décisive commence le 11 décembre 1978 à Des Plaines, une ville voisine. Un lycéen de quinze ans disparaît devant la pharmacie où il travaille, après être sorti parler d'un emploi avec un entrepreneur. La police de Des Plaines, sous la direction du lieutenant Joseph Kozenczak, chef des enquêteurs, remonte rapidement jusqu'à Gacy, l'entrepreneur qui avait parlé de cet emploi au garçon. La vérification de ses antécédents révèle sa condamnation dans l'Iowa.

Un premier mandat de perquisition est délivré le 13 décembre 1978. La fouille de la maison permet de saisir plusieurs objets, dont un reçu de développement photo. Dans le même temps, les enquêteurs de Des Plaines maintiennent Gacy sous surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Selon le récit qu'en a fait Joseph Kozenczak au Chicago Sun-Times, cette surveillance constante a rapidement pesé sur le suspect, dont le comportement s'est dégradé en quelques jours.

Le reçu s'avère être la pièce maîtresse. Les enquêteurs établissent qu'il provient de la pharmacie de Des Plaines et qu'il se trouvait dans la poche de la veste que portait l'adolescent le soir de sa disparition. C'était, selon Kozenczak, « le premier et le seul élément » montrant que le garçon était entré dans la maison. Ce reçu et les constatations d'un policier lors d'une visite sur place fondent un second mandat, délivré le 21 décembre 1978. La fouille du vide sanitaire sous la maison met au jour des restes humains. Gacy est arrêté le jour même, le 21 décembre (le recueil Great American Trials retient le 22, date à laquelle il fait ses déclarations formelles). Ses aveux, dans lesquels il reconnaît une trentaine de meurtres, guident les fouilles qui se poursuivent pendant des semaines.

Ces aveux ne suffisent pas à nommer toutes les victimes. Faute de dossiers dentaires et de signalements de disparition, plusieurs ne peuvent être identifiées : en 2011, elles étaient encore huit.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de John Wayne Gacy.
  2. Condamné à dix ans de prison pour des faits sexuels commis sur un adolescent.
  3. Libéré sur parole après environ dix-huit mois de détention, il revient dans la région de Chicago et y fonde une entreprise de travaux.
  4. Premier des trente-trois meurtres retenus par la justice.
  5. Adoption de la nouvelle loi de l'Illinois sur la peine de mort ; seuls les meurtres commis après son adoption pourront être punis de la peine capitale.
  6. Un lycéen de quinze ans disparaît devant la pharmacie où il travaille, après avoir parlé d'un emploi avec un entrepreneur. La police de Des Plaines ouvre l'enquête.
  7. Premier mandat de perquisition au domicile de Gacy, désormais sous surveillance policière.
  8. Second mandat de perquisition. Les enquêteurs découvrent des restes humains sous la maison. Gacy est arrêté le même jour.
  9. Ouverture du procès devant la cour de circuit du comté de Cook, avec un jury choisi dans le comté de Winnebago.
  10. Après moins de deux heures de délibéré, le jury le déclare coupable de trente-trois meurtres et écarte la défense d'aliénation mentale.
  11. Condamné à mort pour douze meurtres et à la réclusion à perpétuité pour les vingt et un autres.
  12. La Cour suprême de l'Illinois confirme les condamnations (People v. Gacy).
  13. Exécution par injection létale, après quatorze ans de recours.
  14. Le bureau du shérif lance une campagne pour identifier par l'ADN les huit victimes restées anonymes. Trois seront identifiées en 2011, 2017 et 2021.

Fiche de l'auteur

John Wayne Gacy

Entrepreneur en bâtiment et figure de la banlieue de Chicago, il a tué 33 jeunes hommes et adolescents entre 1972 et 1978 ; 29 corps ont été retrouvés sur sa propriété de Norwood Park, la plupart sous la maison, et quatre dans des rivières de la région. Reconnu coupable en mars 1980 après le rejet de sa défense pour aliénation mentale, il a été exécuté à la prison de Stateville le 10 mai 1994.

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Le procès s'est ouvert le 6 février 1980 devant la cour de circuit du comté de Cook, à Chicago, présidée par le juge Louis Garippo. En raison de la publicité donnée à l'affaire, le jury avait été choisi dans le comté de Winnebago, autour de Rockford, puis conduit à Chicago pour la durée des audiences, comme le rappelle l'arrêt de la Cour suprême de l'Illinois. L'accusation, menée notamment par le procureur adjoint William Kunkle, portait sur trente-trois meurtres ; les audiences ont duré cinq semaines.

Gacy ne contestait pas les faits : sa défense a plaidé l'irresponsabilité pénale pour aliénation mentale. Le droit de l'Illinois exigeait alors de démontrer qu'il était privé de la capacité substantielle d'apprécier le caractère criminel de ses actes ou de conformer sa conduite à la loi. Le procès s'est donc largement joué sur l'expertise psychiatrique, les quatre experts de la défense décrivant une forme de schizophrénie ou un état limite (borderline), ceux de l'accusation un trouble de la personnalité sans psychose, compatible avec la responsabilité pénale. Le 12 mars 1980, après moins de deux heures de délibéré, le jury de sept hommes et cinq femmes l'a déclaré coupable des trente-trois meurtres.

Le lendemain, 13 mars 1980, le même jury a prononcé la peine de mort pour les douze meurtres commis après l'adoption, en juin 1977, de la nouvelle loi de l'Illinois sur la peine capitale ; les vingt et un autres ont été punis de la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération. Le 6 juin 1984, la Cour suprême de l'Illinois a confirmé le jugement : elle a validé les deux mandats de perquisition, jugé les déclarations de l'accusé recevables et estimé que le jury pouvait raisonnablement conclure à sa responsabilité. Après quatorze ans de recours, portés à trois reprises devant la Cour suprême des États-Unis selon l'Associated Press, et alors qu'aucun juge, pas même le juge de la Cour suprême John Paul Stevens, n'avait accepté de surseoir à l'exécution, selon le New York Times, John Wayne Gacy a été exécuté au centre pénitentiaire de Stateville le 10 mai 1994, peu avant une heure du matin. C'était, selon UPI, la deuxième exécution en Illinois depuis le rétablissement de la peine de mort en 1977.

Ce que l'affaire a changé

L'affaire Gacy n'a pas entraîné, à notre connaissance, de réforme législative immédiate. Elle a surtout mis en lumière la manière dont étaient traités, dans les années 1970, les adolescents et jeunes adultes disparus : souvent rangés parmi les fugueurs, parfois jamais signalés, ils n'étaient pas recherchés comme des victimes potentielles. Le dossier qui a déclenché l'enquête décisive est celui d'un lycéen dont les parents ont aussitôt signalé la disparition.

Son héritage le plus concret est venu trente ans plus tard. En octobre 2011, le bureau du shérif du comté de Cook, dirigé par le shérif Tom Dart, a rouvert le dossier des victimes sans nom. Des fragments conservés par le service de médecine légale puis inhumés dans une fosse commune ont été exhumés sur décision de justice, et d'autres restes ont été prélevés dans plusieurs cimetières pour en extraire l'ADN. Le bureau a appelé les familles d'hommes disparus entre 1970 et l'arrestation de Gacy, en 1978, à fournir un échantillon. « Ce sont huit personnes qui méritent davantage », déclarait alors le shérif, cité par NPR.

Trois victimes ont été identifiées depuis : une première en novembre 2011, une deuxième en juillet 2017, une troisième en octobre 2021. Cette dernière, Francis Wayne Alexander, avait vingt et un ou vingt-deux ans ; son identité a été établie grâce à la généalogie génétique, avec l'aide de l'association DNA Doe Project, puis vérifiée par les enquêteurs du shérif. Selon le shérif Dart, cité par NPR et le Chicago Sun-Times, sa disparition n'avait jamais été signalée. En 2026, le bureau du shérif indique que cinq victimes restent sans nom, mais qu'un profil ADN exploitable a été obtenu pour chacune d'elles.

L'appel aux familles a aussi permis de résoudre d'autres dossiers. Le shérif fait état de quatre cold cases sans lien avec Gacy, de cinq personnes disparues retrouvées vivantes et de deux autres décédées à l'insu de leurs proches ; NPR évoque pour sa part au moins onze homicides élucidés.

Cette expérience a enfin nourri une loi. Le Missing Persons Identification Act (SB 24), signé en août 2025 par le gouverneur de l'Illinois JB Pritzker et entré en vigueur le 1er janvier 2026, interdit tout délai d'attente avant l'enregistrement d'une disparition, impose son inscription immédiate dans le fichier policier de l'État et, au-delà de soixante jours, la collecte des empreintes, des dossiers dentaires et des données biométriques pour la base fédérale NamUs. Selon le bureau du shérif, le Daily Herald et Patch, le shérif Dart a porté ce texte en s'appuyant sur les lacunes révélées par la réouverture du dossier Gacy, notamment les signalements incomplets et les familles à qui l'on demandait d'attendre.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

Au procès de 1980, où la défense plaidait l'aliénation mentale, l'expertise psychiatrique a occupé l'essentiel des débats. L'arrêt de la Cour suprême de l'Illinois du 6 juin 1984 (People v. Gacy) en résume les dépositions. Parmi les experts cités par la défense, le psychologue clinicien Thomas Eliseo, le psychiatre Lawrence Freedman, qui disait l'avoir examiné plus de cinquante heures, le psychologue clinicien Robert Traisman et le psychiatre Richard Rappaport ont décrit une forme de schizophrénie paranoïde ou un état limite (borderline) traversé, selon certains d'entre eux, d'épisodes psychotiques. Le Dr Freedman a toutefois refusé de se prononcer sur l'aliénation au sens légal, qu'il tenait pour une conclusion juridique et non psychiatrique.

L'accusation a fait entendre notamment le psychiatre Leonard Heston, le psychologue clinicien A. Arthur Hartman, les psychiatres Robert Reifman et James Cavanaugh, et le psychologue clinicien Richard Rogers. Tous décrivaient un trouble de la personnalité sans psychose. Le Dr Reifman estimait que Gacy n'avait jamais perdu le contact avec la réalité et qu'il simulait la folie, y compris une personnalité multiple ; selon l'arrêt, le Dr Rogers voyait dans les tests passés par l'accusé une tentative de paraître plus atteint qu'il ne l'était.

Le 12 mars 1980, le jury a écarté l'irresponsabilité pénale après moins de deux heures de délibéré. En 1984, la Cour suprême de l'Illinois a jugé qu'il pouvait raisonnablement conclure à la responsabilité de l'accusé. Ce verdict tranche une question juridique ; il ne constitue pas un diagnostic.

Diagnostics publiés

Selon l'arrêt de 1984, recoupé par un article de la West Virginia Law Review de la même année, Gacy relèverait d'une « schizophrénie paranoïde pseudo-névrotique » selon le Dr Freedman, d'un état limite selon le Dr Rappaport, d'une schizophrénie paranoïde selon le Dr Traisman. Il présenterait au contraire une personnalité antisociale selon le Dr Hartman, un trouble de la personnalité de type narcissique selon le Dr Reifman, un narcissisme envahissant aux composantes obsessionnelle, antisociale et hypomaniaque selon le Dr Cavanaugh.

Un diagnostic plus ancien existe : en 1968, avant son procès dans l'Iowa, Gacy a été examiné sur ordre du tribunal, et le Dr Heston, qui l'avait alors vu, a rappelé en 1980 qu'il avait conclu à une personnalité antisociale. Cet examen se serait tenu à l'hôpital psychiatrique de l'université de l'Iowa.

Parcours documenté

Né le 17 mars 1942 à Chicago, Gacy a grandi auprès d'un père que sa mère et sa sœur ont décrit à l'audience comme violent et buveur, et qui le dénigrait ; il a connu enfant des malaises à répétition. La défense y voyait l'origine de ses troubles, ce que contestait l'accusation ; aucun lien de cause à effet n'a été établi.

À Waterloo, dans l'Iowa, il gérait des restaurants et militait chez les Jaycees, une association de jeunes entrepreneurs. Condamné en 1968 à dix ans de prison pour des faits sexuels sur des adolescents de quinze et seize ans, il a été libéré sur parole en juin 1970, après dix-huit mois. Selon le Dr Freedman, son père est mort durant cette détention. De retour près de Chicago, il a fondé une entreprise de travaux, est devenu responsable local du Parti démocrate et s'est produit déguisé en clown lors de fêtes et d'œuvres de bienfaisance.

Ce qu'il a dit de lui-même

Ce qui suit relève des propos de l'auteur des faits, à lire avec prudence. Après son arrestation, Gacy a évoqué « quatre John » et attribué certains actes à un « Jack ». Selon l'arrêt de 1984, il a expliqué aux policiers avoir tué des jeunes gens qui réclamaient de l'argent ou menaçaient de révéler sa vie privée. Il a ensuite désavoué la défense d'aliénation, nié avoir avoué et soutenu que d'autres avaient enterré des corps sous sa maison, tout en se contredisant d'une déclaration à l'autre.

Lectures criminologiques

La justice a retenu des meurtres conscients et préparés. Selon l'arrêt de 1984 et la chaîne A&E, les victimes étaient souvent approchées par une offre d'emploi ou un trajet en voiture, puis entravées par une ruse présentée comme un tour de prestidigitation. Pour le Dr Reifman, ce modus operandi exigeait réflexion et maîtrise de soi.

Le juriste Donald H. J. Hermann et ses coauteurs, dont la psychiatre Helen Morrison, ont vu dans l'affaire un cas limite de la défense d'aliénation : la loi de l'Illinois excluait les anomalies qui ne se manifestent que par des actes criminels répétés, si bien que le débat s'est réduit à l'alternative entre psychose et trouble de la personnalité. D'après un juré qu'ils citent, l'aliénation n'a guère été discutée pendant le délibéré. Aucune des sources consultées n'applique nommément à Gacy une typologie de profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Les sources ne s'accordent pas même sur le nombre d'experts : l'article de la West Virginia Law Review cite davantage d'experts que l'arrêt de 1984, et le recueil Great American Trials les présente différemment encore. Après l'exécution, le Dr Morrison a conservé son cerveau : selon une dépêche reprise par des chaînes du réseau NBC en 2009, les examens n'auraient révélé aucune anomalie.

Plusieurs victimes restent sans nom : cinq selon la page du bureau du shérif du comté de Cook consultée en octobre 2026. En 2012, deux avocats de Chicago ont soutenu, à partir de ses agendas de travail, que Gacy n'aurait pas agi seul pour certaines disparitions ; le shérif a dit examiner cette hypothèse. Aucune complicité n'a été établie par la justice.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait John Wayne Gacy ?

La justice l'a reconnu coupable de trente-trois meurtres, commis entre 1972 et 1978 sur des adolescents et de jeunes hommes : ce sont ses victimes confirmées. Vingt-neuf corps ont été retrouvés sur sa propriété du comté de Cook et quatre dans des rivières. En 2026, selon le bureau du shérif du comté de Cook, cinq victimes n'ont toujours pas de nom.

Comment John Wayne Gacy a-t-il été arrêté ?

Par l'enquête de la police de Des Plaines sur la disparition d'un lycéen de quinze ans, le 11 décembre 1978. Gacy, qui avait parlé d'un emploi au garçon, a été placé sous surveillance, et sa maison perquisitionnée le 13 décembre. Un reçu de développement photo provenant de la pharmacie où travaillait l'adolescent, ajouté aux constatations d'un policier entré dans la maison, a justifié un second mandat, le 21 décembre : des restes humains ont été découverts sous la maison et Gacy a été arrêté.

Quand John Wayne Gacy est-il mort ?

Il a été exécuté par injection létale le 10 mai 1994, peu avant une heure du matin, au centre pénitentiaire de Stateville, près de Joliet (Illinois), à cinquante-deux ans. Condamné à mort en mars 1980, il avait épuisé ses recours après quatorze ans de procédure. Selon UPI et l'Associated Press, l'exécution a été retardée par un incident technique sur la ligne d'injection.

Toutes les victimes de John Wayne Gacy ont-elles été identifiées ?

Non. En 2011, huit victimes n'avaient jamais été identifiées. Le bureau du shérif du comté de Cook a alors fait exhumer leurs restes pour en extraire l'ADN et lancé un appel aux familles. Trois victimes ont été identifiées depuis, en 2011, en 2017 et en 2021 ; cinq restent sans nom, mais des profils ADN exploitables existent pour chacune.

Pour aller plus loin : documentaires et livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. People v. Gacy, 103 Ill. 2d 1 (arrêt du 6 juin 1984), Cour suprême de l'Illinois (via Justia)
  2. John Wayne Gacy Trial: 1980 (Great American Trials), Encyclopedia.com
  3. Today in Chicago History: John Wayne Gacy found guilty of killing 33 young men (Kori Rumore), Chicago Tribune (reprise AOL)
  4. Joseph R. Kozenczak, Des Plaines detective chief on the Gacy serial-slayer case, dead at 75, Chicago Sun-Times
  5. Édition du 13 mars 1980 (dépêche sur le verdict du procès Gacy), The Michigan Daily (archives numérisées, Bentley Library)
  6. On This Day, March 13: John Wayne Gacy sentenced to death (13 mars 2020), UPI
  7. Long, horrible tale of Gacy nears its end (Lindsey Tanner, Associated Press, 9 mai 1994), The Roanoke Times (archives, Virginia Tech)
  8. Serial killer executed by injection in Illinois (Associated Press, 10 mai 1994), Deseret News
  9. Lethal injection malfunction probed (10 mai 1994), UPI Archives
  10. 30 years later, serial killer's victims exhumed (12 octobre 2011), NPR
  11. 30 years later, remains of Gacy victims exhumed (octobre 2011), NBC News
  12. Unknown Gacy victim identified (Alex Keefe, 29 novembre 2011), WBEZ Chicago
  13. Unknown Gacy Victim Identified (communiqué du 19 juillet 2017), Bureau du shérif du comté de Cook
  14. Illinois sheriff IDs another victim of John Wayne Gacy (juillet 2017), NBC News
  15. John Wayne Gacy Victim Identified (communiqué du 25 octobre 2021), Bureau du shérif du comté de Cook
  16. DNA identifies a victim of serial killer John Wayne Gacy (25 octobre 2021), NPR
  17. Unidentified Victims of John Wayne Gacy, Bureau du shérif du comté de Cook
  18. New Illinois law requires police to act swiftly on missing persons cases (4 septembre 2025), Daily Herald
  19. New IL Law Changes Guidelines For Missing Persons Cases, Draws From Gacy Murder Investigations (21 août 2025), Patch
  20. People v. Gacy, 103 Ill. 2d 1 (texte de l'arrêt, déposé le 6 juin 1984), CourtListener (Free Law Project)
  21. Appeals denied; Gacy executed (The New York Times, 11 mai 1994), The Roanoke Times (archives, Virginia Tech)
  22. Gacy judge Louis Garippo dead at 84 (Maureen O'Donnell, 1er juin 2016), Chicago Sun-Times
  23. 40 Years Later: Secrets of the John Wayne Gacy Case (Phil Rogers, 20 décembre 2018), NBC Chicago
  24. What Happened to John Wayne Gacy's House? (Molli Mitchell, 26 avril 2022), Newsweek
  25. What Was John Wayne Gacy's Murder Trial Like?, A&E
  26. Case File: John Wayne Gacy, A&E
  27. Inside John Wayne Gacy's Murder Confession, A&E
  28. John Wayne Gacy killings: Another victim of serial killer identified, Francis Wayne Alexander (Jason Beeferman, 25 octobre 2021), Chicago Sun-Times
  29. Missing Persons Identification Act Becomes Law (communiqué du 21 août 2025), Bureau du shérif du comté de Cook
  30. Illinois (fiche État : rétablissement de la peine de mort en 1977), Death Penalty Information Center
  31. John Wayne Gacy, Encyclopædia Britannica
  32. How was John Wayne Gacy caught?, Encyclopædia Britannica
  33. John Wayne Gacy (Anthony J. Luongo, Research Starters), EBSCO
  34. John Wayne Gacy, Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques (experts du procès de 1980 nommés d'après l'arrêt de 1984, examen de 1968, zones d'ombre), avec ses sources propres.

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