CanadaDossier1997-2001Colombie-Britannique

L'affaire Robert Pickton

Par Nathan Penin · Publié le 1er octobre 2026

Avertissement. Ce dossier traite de crimes réels. Il ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter. Les victimes y sont nommées comme la presse l'a fait, avec sobriété.

Pendant les années 1990, des dizaines de femmes ont disparu du Downtown Eastside, le quartier le plus pauvre de Vancouver. Beaucoup étaient autochtones, beaucoup vivaient du travail du sexe, et leurs proches ont longtemps alerté la police sans être entendus. Ce n'est qu'en février 2002, lors d'une perquisition pour armes dans une exploitation porcine de Port Coquitlam, que l'affaire a basculé. En décembre 2007, à New Westminster, Robert Pickton a été reconnu coupable de six meurtres au deuxième degré ; l'ADN ou les restes de trente-trois femmes avaient été retrouvés sur sa propriété. La Cour suprême du Canada a confirmé les condamnations en 2010. En 2012, la commission d'enquête présidée par Wally Oppal a conclu à des « défaillances flagrantes » de la police. Il est mort en détention en 2024.

Les faits

Robert Pickton est né le 24 octobre 1949 à Port Coquitlam, une ville de la banlieue est de Vancouver, en Colombie-Britannique. Il a travaillé toute sa vie sur l'élevage porcin familial, devenu au fil des années une propriété entourée de lotissements.

À une trentaine de kilomètres de là, le Downtown Eastside est le quartier le plus pauvre de Vancouver, et l'un des plus pauvres du Canada, marqué par la toxicomanie, le logement précaire et le travail du sexe. À partir des années 1980, et surtout après 1995, des femmes y disparaissent en nombre. Le rapport de la commission d'enquête de 2012 souligne qu'environ un tiers des femmes disparues dont il a examiné le cas étaient autochtones, alors que les Autochtones représentent environ 3 % de la population de la province.

Robert Pickton a été reconnu coupable du meurtre de six de ces femmes, disparues entre 1997 et 2001. L'ADN ou les restes de trente-trois femmes ont été identifiés sur sa propriété. Il aurait affirmé à un policier infiltré en avoir tué quarante-neuf ; ce chiffre n'a jamais été établi.

Comment l'enquête a abouti

L'histoire de cette enquête est d'abord celle d'une enquête qui n'a pas eu lieu. Dès 1991, des proches des disparues et des associations du quartier organisent chaque 14 février une marche commémorative pour réclamer que la police s'en saisisse. Les signalements de disparition, souvent tardifs parce que ces femmes avaient peu de liens réguliers avec leur entourage, sont mal enregistrés et peu suivis. Selon The Globe and Mail, la police de Vancouver réexamine en 1998 des dossiers remontant à 1971 et déclare ne pas croire à l'action d'un tueur en série.

À la même époque, un analyste de la police de Vancouver, Kim Rossmo, spécialiste du profilage géographique, conclut au contraire, au terme de son analyse des disparitions, qu'un tueur en série est probablement à l'œuvre. Ses conclusions ne sont pas retenues ; il quitte le service en 2001. CBC rappelait en 2024 que ces mises en garde avaient été écartées des années avant l'arrestation.

Robert Pickton, lui, était connu de la justice. En mars 1997, il avait été arrêté et inculpé de tentative de meurtre après l'agression, sur sa propriété, d'une femme du Downtown Eastside. En janvier 1998, la Couronne a suspendu les poursuites, estimant que la victime, en situation de dépendance, ne pourrait pas témoigner de manière crédible. Selon The Globe and Mail, dix-neuf des femmes dont les traces ont ensuite été retrouvées sur la propriété ont disparu après cette décision. Le dossier de la Couronne sur cette affaire aurait été détruit en 2000, selon le même quotidien.

La police de Vancouver et la Gendarmerie royale du Canada (GRC), compétente à Port Coquitlam, finissent par mettre en commun leurs moyens : une équipe mixte consacrée aux femmes disparues aurait été constituée en 2001. Le dénouement vient pourtant d'une procédure sans rapport direct. Le 5 février 2002, des agents de la GRC perquisitionnent la propriété en exécution d'un mandat portant sur des armes à feu illégales. Ils y trouvent des effets personnels appartenant à des femmes disparues. Dès le lendemain, l'équipe mixte prend le contrôle des lieux. Le 22 février 2002, Robert Pickton est inculpé de deux meurtres au premier degré.

Commencent alors des fouilles d'une ampleur inédite au Canada, avec engins de terrassement et archéologues ; elles dureront vingt et un mois, jusqu'en novembre 2003. L'identification se fait par l'ADN. Au fil des analyses, les chefs d'accusation s'accumulent : vingt-sept meurtres au premier degré en mai 2005. En octobre 2004, la liste officielle des femmes disparues du quartier comptait soixante-neuf noms.

Chronologie de l'affaire

  1. Naissance de Robert Pickton, qui travaillera toute sa vie sur l'élevage porcin familial.
  2. Première marche commémorative annuelle du 14 février, organisée pour réclamer une enquête sur les disparitions de femmes du quartier.
  3. Arrêté après l'agression d'une femme du Downtown Eastside sur sa propriété, il est inculpé de tentative de meurtre.
  4. La Couronne suspend les poursuites, estimant la victime trop fragile pour témoigner. La même année, la police de Vancouver, après avoir réexaminé des dossiers de disparition remontant à 1971, dit ne pas croire à l'action d'un tueur en série.
  5. Perquisition de la GRC pour armes à feu illégales : des effets personnels de femmes disparues sont découverts. Le lendemain, l'équipe mixte police de Vancouver-GRC prend le contrôle de la propriété.
  6. Robert Pickton est inculpé de deux meurtres au premier degré. Les chefs d'accusation se multiplient ensuite jusqu'à vingt-sept, en mai 2005.
  7. Fin des fouilles de la propriété, après vingt et un mois.
  8. Ouverture devant jury du procès portant sur six chefs de meurtre au premier degré.
  9. Le jury l'acquitte du meurtre au premier degré mais le déclare coupable de six meurtres au deuxième degré.
  10. Condamnation à la réclusion à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant vingt-cinq ans, la durée maximale pour ce chef.
  11. La Cour suprême du Canada rejette son pourvoi et confirme les six condamnations. Le 4 août, la Couronne suspend les vingt autres chefs de meurtre.
  12. Publication de « Forsaken », le rapport de la Commission d'enquête sur les femmes disparues, présidée par Wally Oppal : 63 recommandations.
  13. Création d'un fonds d'indemnisation de 50 000 dollars par enfant des femmes disparues et assassinées, l'une des recommandations du rapport.
  14. Mort de Robert Pickton, à soixante-quatorze ans, des suites de l'agression subie le 19 mai en détention.

Fiche de l'auteur

Robert Pickton

Éleveur de porcs de Port Coquitlam, condamné pour le meurtre de six femmes disparues du Downtown Eastside de Vancouver ; l'ADN ou des restes de trente-trois femmes ont été retrouvés sur sa ferme. L'affaire a conduit à une commission d'enquête sur les défaillances policières (rapport Oppal, 2012).

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Les lieux liés à l'affaire

Le procès et le verdict

Le procès s'est tenu devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique, juridiction de première instance de la province, au palais de justice de New Westminster, sous la présidence du juge James Williams. Les procédures préliminaires avaient commencé dès 2006 ; le procès devant jury s'est ouvert le 22 janvier 2007. Pour rendre le dossier jugeable, le juge avait scindé en août 2006 les accusations en deux groupes : six chefs de meurtre au premier degré, jugés en premier, et vingt autres, réservés à un second procès. Selon The Globe and Mail, le procès a mobilisé 129 témoins et 1,3 million de pages de documents.

Le 9 décembre 2007, le jury a écarté la préméditation exigée pour le meurtre au premier degré et a déclaré Robert Pickton coupable de six meurtres au deuxième degré. Le 11 décembre, il a été condamné à la réclusion à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant vingt-cinq ans, le maximum prévu par le Code criminel pour ce chef.

La Cour d'appel de la Colombie-Britannique a rejeté son appel le 25 juin 2009. Le 30 juillet 2010, la Cour suprême du Canada a à son tour rejeté le pourvoi (arrêt R. c. Pickton, 2010 CSC 32). Les neuf juges se sont accordés sur le résultat, mais se seraient partagés à six contre trois sur le raisonnement ; le débat aurait porté sur les directives complémentaires données au jury pendant le délibéré. Les condamnations sont alors devenues définitives. Le 4 août 2010, la Couronne a suspendu les vingt autres chefs de meurtre ; un second procès n'aurait pu aboutir à une peine plus lourde que celle déjà prononcée. Ces vingt dossiers n'ont jamais été jugés.

Ce que l'affaire a changé

Le verdict de 2007 n'a pas clos l'affaire aux yeux des familles et des associations : il laissait sans réponse la question de savoir pourquoi des disparitions signalées pendant des années n'avaient pas conduit plus tôt jusqu'à Port Coquitlam. Une fois les recours épuisés, la Colombie-Britannique a créé en septembre 2010 la Commission d'enquête sur les femmes disparues (Missing Women Commission of Inquiry), présidée par Wally Oppal, ancien juge et ancien procureur général de la province. Son mandat couvrait les enquêtes menées entre le 23 janvier 1997 et le 5 février 2002, ainsi que la décision de 1998 de suspendre les poursuites.

Le rapport, intitulé « Forsaken » (« Abandonnées »), est daté du 19 novembre 2012 et a été rendu public le 17 décembre 2012. Il compte quatre volumes et, selon CBC, 1 448 pages, au terme de 93 jours d'audiences et de 85 témoins. Ses conclusions sont sévères : les enquêtes ont été des « défaillances flagrantes ». Le commissaire en relève sept : la prise et le suivi des signalements de disparition, l'évaluation du risque, l'absence de stratégie de prévention, le non-respect des normes de gestion des enquêtes majeures, des stratégies d'enquête incomplètes, l'absence de coordination entre services de police, et la faillite des mécanismes de contrôle internes et externes. Il les attribue moins à des fautes individuelles qu'à un biais systémique, non intentionnel, envers des femmes perçues, écrit-il, comme des « personnes sans importance ». Les disparues, conclut-il, ont été abandonnées par la société, puis une seconde fois par la police.

Le rapport formule 63 recommandations, parmi lesquelles la création d'une police régionale pour le Grand Vancouver, de nouvelles règles pour le traitement des disparitions, une formation des policiers à l'histoire autochtone et aux populations vulnérables, un fonds d'indemnisation pour les enfants des disparues et l'amélioration des transports publics le long de la route 16, dans le nord de la province. Leur mise en œuvre a été partielle. Selon le bilan officiel publié par le ministère de la Justice provincial en décembre 2014, 44 des 56 recommandations adressées au gouvernement étaient engagées ou réalisées. Le fonds d'indemnisation a été créé en mars 2014, à hauteur de 50 000 dollars par enfant. La police régionale, en revanche, n'a pas vu le jour : la province s'est contentée de confier la question à un comité d'experts. La commission elle-même a été critiquée, notamment pour les moyens jugés insuffisants accordés aux familles des victimes et aux organisations du quartier.

L'affaire Pickton s'inscrit enfin dans un débat plus large, qu'elle n'a pas ouvert mais qu'elle a rendu impossible à ignorer : celui des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Le gouvernement fédéral a annoncé en décembre 2015 une Enquête nationale sur ce sujet, lancée le 1er septembre 2016 et présidée par la commissaire en chef Marion Buller. Son rapport final, Réclamer notre pouvoir et notre place, remis le 3 juin 2019, formule 231 appels à la justice et qualifie ces violences de génocide. Cette enquête ne portait pas sur l'affaire Pickton en particulier ; nous n'avons pas trouvé, dans les sources consultées, de lien institutionnel direct entre les deux, mais le rapport Oppal avait déjà souligné la surreprésentation des femmes autochtones parmi les disparues du Downtown Eastside.

Profil psychologique : ce que disent les experts

Expertises judiciaires

À notre connaissance, aucune défense fondée sur l'état mental n'a été présentée au procès de New Westminster, et la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, équivalent canadien de l'irresponsabilité pénale, n'a pas été invoquée : nous n'avons trouvé trace d'aucune expertise psychiatrique versée aux débats. La défense ne plaidait pas la maladie ; elle contestait les faits. Selon Associated Press et The Canadian Encyclopedia, elle soutenait que d'autres personnes ayant accès à la ferme avaient pu commettre les meurtres, et que Robert Pickton, d'une intelligence limitée, avait été amené à tenir des propos compromettants sans en mesurer la portée. La Couronne soutenait au contraire qu'il avait tué seul les six femmes, selon le commentaire de l'arrêt de TheCourt.ca.

Dans ce cadre, la défense a fait entendre à l'automne 2007 des psychologues qui avaient soumis l'accusé à des tests d'intelligence, comme son avocat l'avait annoncé en septembre selon l'Irish Examiner. L'un d'eux, le psychologue Larry Krywaniuk, aurait conclu, selon Reuters, à des résultats « inférieurs à la moyenne » mais pas assez bas pour relever d'une déficience intellectuelle ; il aurait admis que ses tests ne disaient rien de la capacité à planifier des meurtres, et la Couronne lui reprochait de minimiser celles de l'accusé. Cette expertise portait sur la fiabilité de ses déclarations à la police, non sur sa santé mentale.

Le 9 décembre 2007, le jury l'a déclaré coupable de six meurtres au deuxième degré, écartant la préméditation exigée pour le premier degré ; il a été condamné à la réclusion à perpétuité sans libération conditionnelle avant vingt-cinq ans. Ce verdict tranche la culpabilité ; il ne vaut pas diagnostic.

Diagnostics publiés

Aucune expertise publiée à notre connaissance.

Parcours documenté

Né le 24 octobre 1949, Robert Pickton a grandi sur l'élevage porcin familial de Port Coquitlam, deuxième de trois enfants selon l'encyclopédie EBSCO. Les notices biographiques décrivent une scolarité difficile et un enfant moqué par ses camarades ; selon Wikipédia en anglais, il aurait été placé dans une classe spécialisée après un redoublement et aurait quitté l'école en 1963. Ces éléments ne disent rien, à eux seuls, des crimes : aucun lien de cause à effet n'a été établi.

Son principal antécédent connu est l'agression de mars 1997 sur sa propriété. Le rapport de la commission Oppal relève qu'un message diffusé dans le fichier policier national le 29 mars 1997 le signalait comme « un danger pour les travailleuses du sexe » ; les poursuites ont été suspendues en janvier 1998. Il est mort en détention le 31 mai 2024.

Ce qu'il a dit de lui-même

Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Quelques jours après son arrestation, en février 2002, un policier infiltré a été placé dans sa cellule. Selon The Seattle Times, Associated Press et The Globe and Mail, il lui a affirmé avoir tué quarante-neuf femmes et qu'il comptait en tuer « encore une » pour arriver à cinquante ; il aurait ajouté avoir été pris parce qu'il avait été négligent. Ce chiffre n'a jamais été établi.

Lors de ses interrogatoires filmés par la GRC, montrés au jury en janvier 2007, il niait en revanche connaître les victimes, selon Associated Press ; il a plaidé non coupable. En février 2016, un livre intitulé Pickton: In His Own Words, tiré d'un manuscrit qu'il avait rédigé en prison et transmis par un ancien codétenu, a été publié à compte d'auteur ; il y aurait clamé son innocence, selon The Week, et mis en cause la GRC, selon Publishers Weekly. L'éditeur l'a retiré de la vente quelques jours plus tard, après une pétition et un tollé public, selon Publishers Weekly et Global News.

Lectures criminologiques

Le mode opératoire et le mobile n'ont pas été établis au-delà de ce que le verdict suppose : six meurtres de femmes du Downtown Eastside, sans préméditation démontrée. En appel, le débat a porté sur une directive donnée au jury pendant le délibéré, qui lui permettait de condamner s'il était au moins un « participant actif » aux meurtres ; la Cour suprême du Canada a rejeté le pourvoi en 2010, selon Global News et TheCourt.ca, ce dernier précisant que la juge Louise Charron a rédigé les motifs majoritaires.

Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée nommément dans les sources que nous avons pu consulter. L'expertise qui a compté dans ce dossier porte sur les victimes et sur la police plutôt que sur l'auteur : le rapport Forsaken précise lui-même qu'il n'est pas « l'enquête Pickton », mais une enquête sur la manière dont les disparitions ont été traitées. Sur les limites du profilage, voir notre article consacré au profilage criminel.

Ce qu'on ne sait pas

Le nombre de ses victimes reste inconnu : six condamnations, vingt chefs suspendus sans procès, l'ADN ou les restes de trente-trois femmes sur la propriété, et ses propres propos, invérifiables. La question d'éventuelles complicités, soulevée par la défense et par une question du jury pendant le délibéré, selon Associated Press, n'a jamais été tranchée par un procès. Aucun examen psychiatrique de l'accusé n'a été rendu public à notre connaissance, et il n'a jamais expliqué ses actes. Le journaliste Robert Matas, rendant compte en 2010 de l'enquête de Stevie Cameron dans la Literary Review of Canada, résumait ainsi les questions restées ouvertes : qui a-t-il tué, aurait-on pu l'arrêter plus tôt, et pourquoi.

Questions fréquentes

Combien de victimes a fait Robert Pickton ?

La justice a retenu six meurtres au deuxième degré, jugés à New Westminster en décembre 2007 : ce sont ses victimes confirmées. Il avait été inculpé de vingt-sept meurtres, mais vingt chefs ont été suspendus en 2010 sans procès. L'ADN ou les restes de trente-trois femmes ont été identifiés sur sa propriété. Il aurait affirmé à un policier infiltré en avoir tué quarante-neuf ; ce chiffre n'a jamais été établi.

Comment Robert Pickton a-t-il été arrêté ?

Le 5 février 2002, la GRC a perquisitionné sa propriété de Port Coquitlam en vertu d'un mandat portant sur des armes à feu illégales. Les policiers y ont trouvé des effets personnels de femmes disparues du Downtown Eastside. L'équipe mixte de la police de Vancouver et de la GRC a pris le contrôle des lieux le lendemain, et il a été inculpé de deux premiers meurtres le 22 février 2002.

Quand et comment Robert Pickton est-il mort ?

Robert Pickton est mort le 31 mai 2024, à soixante-quatorze ans, des suites d'une agression commise le 19 mai par un autre détenu à l'établissement de Port-Cartier, au Québec, où il purgeait sa peine depuis son transfert en 2018.

Qu'a conclu le rapport Oppal sur l'affaire Pickton ?

Publié le 17 décembre 2012 sous le titre « Forsaken » (« Abandonnées »), le rapport de la Commission d'enquête sur les femmes disparues, présidée par l'ancien juge et ministre Wally Oppal, a qualifié les enquêtes de « défaillances flagrantes ». Il a relevé sept défaillances majeures, dont le traitement des signalements de disparition et l'absence de coordination entre la police de Vancouver et la GRC, et un biais systémique, non intentionnel, envers des femmes pauvres et marginalisées. Il a formulé 63 recommandations.

Pour aller plus loin : livres

Sélection informative, sans lien affilié.

Sources

  1. Forsaken: The Report of the Missing Women Commission of Inquiry, Executive Summary (Wally T. Oppal, 19 novembre 2012), Gouvernement de la Colombie-Britannique
  2. A Final Status Update Report in Response to: Forsaken (décembre 2014), Ministère de la Justice de la Colombie-Britannique
  3. Rapport final : Réclamer notre pouvoir et notre place (3 juin 2019), Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
  4. Serial killer Robert Pickton dead (31 mai 2024), CBC News
  5. Pickton inquiry slams 'blatant failures' by police (17 décembre 2012), CBC News
  6. Who was Robert Pickton? A timeline of events leading to the serial killer's conviction and death, The Globe and Mail
  7. Inquiry slams police in Pickton case (17 décembre 2012), The Globe and Mail
  8. Missing women's probe zeroes in on decision to stay charges in 1998, The Globe and Mail
  9. Le tueur en série Robert Pickton succombe à ses blessures après avoir été agressé (31 mai 2024), Le Nord-Côtier (La Presse Canadienne)
  10. Robert Pickton, Wikipédia (fr)
  11. Robert Pickton, Wikipedia (en)
  12. Missing Women Commission of Inquiry, Wikipedia (en)
  13. National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls, Wikipedia (en)
  14. Kim Rossmo, Wikipedia (en)
  15. Stevie Cameron (bibliographie), Wikipedia (en)

Corrections et mises à jour

  • — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.

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