États-UnisDossier1984-1985Los Angeles et San Francisco (Californie)
L'affaire Richard Ramirez
Entre juin 1984 et août 1985, une série d'intrusions nocturnes dans des maisons individuelles de l'agglomération de Los Angeles, puis de la région de San Francisco, a fait des morts et des blessés parmi des habitants de tous âges. Pendant plus d'un an, la diversité des victimes et des modes opératoires a empêché de relier les dossiers entre eux. L'auteur, Richard Ramirez, vingt-cinq ans, a été identifié à la fin d'août 1985 grâce à une empreinte digitale, retrouvée par le fichier automatisé d'empreintes que l'État de Californie venait de mettre en service. Son identité a été rendue publique le 30 août ; le lendemain matin, son portrait à la une des journaux, des habitants d'un quartier de l'est de Los Angeles l'ont reconnu et retenu jusqu'à l'arrivée de la police. Au terme d'une procédure de quatre ans, il a été reconnu coupable de treize meurtres en septembre 1989 et condamné à mort. Il est mort d'un cancer en 2013, sans avoir été exécuté.
Les faits
Richard Ramirez est né le 29 février 1960 à El Paso, au Texas, avant de s'installer en Californie. Au moment de son arrestation, à vingt-cinq ans, il était connu des services de police pour des vols, ce qui explique que ses empreintes digitales figuraient déjà dans les fichiers.
Les faits pour lesquels il a été jugé s'étendent, selon la Cour suprême de Californie, du 27 juin 1984 au 8 août 1985, dans l'agglomération de Los Angeles. Il s'agit d'intrusions nocturnes dans des maisons individuelles, au cours desquelles des habitants ont été tués, blessés ou agressés sexuellement. Les victimes étaient des hommes et des femmes de tous âges, et des enfants figurent parmi les personnes agressées. La première victime de meurtre retenue par la justice est Jennie Vincow, soixante-dix-neuf ans, tuée chez elle à la fin de juin 1984. Au cours de l'été 1985, les faits se sont multipliés et la presse a surnommé l'auteur inconnu « Night Stalker » ; à la mi-août, un homme de soixante-six ans a aussi été tué à San Francisco et son épouse blessée, des faits qui lui ont été attribués mais pour lesquels il n'a jamais été jugé.
Comment l'enquête a abouti
Pendant plus d'un an, l'enquête a buté sur la difficulté à relier les dossiers. Les faits se produisaient dans des villes différentes de l'agglomération, relevant de services de police distincts, et les victimes ne présentaient pas de profil commun. Le rapprochement des affaires, au printemps et à l'été 1985, a reposé sur des indices matériels et sur les descriptions des survivants : selon NPR, ce sont les éléments fournis par des témoins et des victimes qui ont permis de resserrer l'enquête. Les enquêteurs disposaient ainsi d'un signalement, mais pas d'un nom.
Le tournant se situe à la fin d'août 1985. Une voiture volée, associée à l'un des derniers faits, est retrouvée abandonnée à Los Angeles. Le laboratoire de police scientifique du comté d'Orange y relève une empreinte digitale. Selon CBS, l'empreinte est rapprochée des fiches établies lors d'arrestations antérieures de Ramirez pour des vols ; selon le National Institute of Justice, le Crime Museum de Washington et Crime+Investigation, c'est une recherche informatique dans le fichier automatisé d'empreintes que le ministère de la Justice de Californie venait de mettre en service qui a désigné Ramirez. Les deux récits ne s'excluent pas : la recherche automatisée aurait désigné la fiche d'un homme déjà connu des services, dont l'identité a ensuite été confirmée.
Ce point explique la place de l'affaire dans l'histoire de la police scientifique. Jusque-là, une empreinte isolée, sans suspect à qui la comparer, n'avait qu'une utilité limitée : il fallait parcourir à la main les fiches décadactylaires, une tâche irréalisable à l'échelle d'un État. Le chapitre consacré aux systèmes automatisés dans The Fingerprint Sourcebook, publié par le National Institute of Justice, rapporte que l'identification de Ramirez grâce au fichier californien « flambant neuf » a fait les titres de la presse mondiale.
Le nom établi, les enquêteurs font un choix : le rendre public. Le 30 août 1985, une conférence de presse le désigne comme principal suspect ; le lendemain matin, son portrait est à la une des journaux de Los Angeles. Ce 31 août, selon l'agence UPI, moins de douze heures après son identification, Ramirez est reconnu dans un quartier de l'est de la ville, Boyle Heights. Alors qu'il tente de s'emparer de la voiture d'une habitante, plusieurs riverains le poursuivent, le maîtrisent et le retiennent jusqu'à l'arrivée de la police. L'arrestation par des habitants, au lendemain de la diffusion du portrait, est l'image que la presse américaine a retenue de l'affaire. La plainte pénale est déposée le 3 septembre 1985.
Une partie de l'enquête est restée ouverte bien après. En avril 1984, deux mois avant le premier meurtre jugé à Los Angeles, une fillette de neuf ans avait été tuée dans le quartier du Tenderloin, à San Francisco. Le dossier, rouvert comme cold case, a été relié à Ramirez en 2009 par une comparaison d'ADN avec le fichier national américain (CODIS) ; les enquêteurs se sont ensuite rendus à San Quentin pour obtenir un prélèvement de confirmation. Il n'a jamais été jugé pour ce meurtre.
Chronologie de l'affaire
- Naissance de Richard Ramirez. Il s'installe plus tard en Californie.
- Meurtre d'une fillette de neuf ans dans le quartier du Tenderloin. L'affaire reste non élucidée jusqu'en 2009.
- Premier des meurtres retenus par la justice, celui de Jennie Vincow, soixante-dix-neuf ans, tuée chez elle à la fin de juin 1984.
- Les faits se multiplient au printemps et à l'été 1985. Le dernier fait jugé à Los Angeles date du 8 août 1985 ; à la mi-août, un homme de soixante-six ans est tué à San Francisco, des faits qui lui seront attribués mais pour lesquels il ne sera jamais jugé.
- Identifié grâce à une empreinte digitale comparée au fichier automatisé de l'État, Richard Ramirez est désigné comme principal suspect lors d'une conférence de presse ; le lendemain matin, sa photographie est à la une des journaux.
- Reconnu par des habitants alors qu'il tente de s'emparer d'une voiture, il est poursuivi, maîtrisé, puis remis à la police.
- Dépôt de la plainte pénale (felony complaint) devant la justice du comté, selon l'arrêt de la Cour suprême de Californie.
- Selon l'arrêt de la Cour suprême de Californie, le juge rejette ce jour-là la demande de la défense de délocaliser le procès hors de Los Angeles en raison de la couverture médiatique.
- Début de la sélection du jury, le 21 juillet selon la Cour suprême de Californie (le 22 selon Biography.com et Crime+Investigation).
- Ouverture des débats sur le fond, le lundi 30 janvier selon l'agence UPI, avec l'exposé introductif de l'accusation (opening statement).
- Le jury le déclare coupable des quarante-trois chefs d'accusation, dont treize meurtres.
- Condamnation à mort, prononcée pour dix-neuf chefs d'accusation.
- Rejet de l'appel automatique : la condamnation et la peine sont confirmées.
- La police annonce qu'une comparaison d'ADN avec le fichier national relie Ramirez au meurtre d'avril 1984. Il ne sera jamais jugé pour ces faits.
- Mort de Richard Ramirez à cinquante-trois ans, de complications d'un lymphome, sans avoir été exécuté.
Fiche de l'auteur
Richard Ramirez « Le Night Stalker »
Il a commis en 1984-1985 une série d'intrusions nocturnes meurtrières dans l'agglomération de Los Angeles, puis à San Francisco. Reconnu grâce à la diffusion de sa photo, il a été maîtrisé par des habitants d'East Los Angeles le 31 août 1985. Reconnu coupable de 13 meurtres en 1989 et condamné à mort, il est mort d'un cancer à l'hôpital, toujours dans le couloir de la mort, en juin 2013.
Les lieux liés à l'affaire
- El Paso, Texas — Naissance de Richard Ramirez (29 février 1960)
- Agglomération de Los Angeles — Lieu de la plupart des faits jugés, de juin 1984 à août 1985
- Tenderloin, San Francisco — Meurtre d'une fillette en avril 1984, relié à Ramirez par l'ADN en 2009, jamais jugé
- Boyle Heights, est de Los Angeles — Arrestation par des habitants, le 31 août 1985
- Cour supérieure du comté de Los Angeles — Procès, de la sélection du jury (juillet 1988) à la condamnation (7 novembre 1989)
- Prison d'État de San Quentin, Californie — Couloir de la mort, de 1989 à 2013
- Marin General Hospital, Greenbrae — Décès le 7 juin 2013
Le procès et le verdict
L'affaire est restée devant la justice du comté de Los Angeles pendant quatre ans, ce que la presse américaine a présenté à la mort de l'accusé comme l'une des procédures les plus longues de l'histoire judiciaire du pays. Selon l'arrêt rendu en 2006 par la Cour suprême de Californie, la plainte est déposée le 3 septembre 1985 et l'audience préliminaire, qui décide du renvoi en jugement, se tient au printemps 1986. Les débats préalables portent sur la représentation de l'accusé, qui change d'avocats, sur sa capacité à être jugé, et sur la publicité de l'affaire : le 9 janvier 1987, la cour rejette la demande de dépaysement, en estimant que l'enquête d'opinion produite par la défense ne démontre pas qu'un procès équitable soit impossible à Los Angeles. La demande de disjonction de certains chefs d'accusation est également rejetée : les quarante-trois chefs seront jugés ensemble.
La sélection du jury commence le 21 juillet 1988 selon la Cour suprême de Californie (le 22 selon d'autres sources) et occupe plusieurs mois ; les débats sur le fond ne s'ouvrent qu'à la fin de janvier 1989, le 30 selon l'agence UPI. Le 20 septembre 1989, le jury déclare Richard Ramirez coupable de l'ensemble des chefs : douze meurtres au premier degré (first-degree murder) et un meurtre au second degré, cinq tentatives de meurtre, onze agressions sexuelles et quatorze cambriolages. Lors de la phase consacrée à la peine, selon la Cour suprême de Californie, ni l'accusation ni la défense ne présentent d'éléments supplémentaires. Le 7 novembre 1989, il est condamné à mort, la peine étant prononcée pour dix-neuf chefs d'accusation.
En Californie, toute condamnation à mort fait l'objet d'un appel automatique devant la Cour suprême de l'État. Celle-ci n'a statué que le 7 août 2006, près de dix-sept ans plus tard, en rejetant l'ensemble des griefs de la défense (dépaysement, composition du jury, évaluation psychiatrique, disjonction) et en confirmant la condamnation et la peine. En 2007, selon l'Associated Press et CBS, la Cour suprême des États-Unis a refusé d'examiner l'affaire, ce qui a rendu la condamnation définitive au terme de la procédure d'appel ordinaire. La défense avait annoncé dès l'appel qu'elle contesterait l'efficacité des avocats du procès par une requête distincte en habeas corpus, une voie de contestation dite collatérale ; selon l'Associated Press, des recours étaient encore pendants lorsqu'il est mort, en 2013. Son décès a mis fin à toute procédure. Il n'a jamais été jugé pour les faits commis à San Francisco.
Ce que l'affaire a changé
Nous n'avons trouvé aucune réforme législative directement attribuable à l'affaire Ramirez. Son effet le plus documenté concerne la police technique. Selon le Fingerprint Sourcebook du National Institute of Justice, l'identification obtenue grâce au fichier automatisé de l'État a « garanti le financement futur » de ces systèmes en Californie. Le Crime Museum de Washington va dans le même sens : l'affaire aurait démontré que ces systèmes fonctionnaient et justifiaient leur coût, à une époque où de nombreuses administrations hésitaient encore à s'en équiper. Le développement des fichiers automatisés d'empreintes dans les années suivantes procède de causes multiples ; l'affaire Ramirez en est l'exemple le plus cité, pas l'unique moteur.
L'affaire illustre aussi les tensions propres aux procès très médiatisés. La défense a soutenu, sans succès, que la couverture de l'affaire rendait impossible un jury impartial à Los Angeles, et la Cour suprême de Californie a mis près de dix-sept ans à statuer sur l'appel. Condamné à mort en 1989, Ramirez est mort en détention vingt-trois ans plus tard, sans avoir été exécuté.
Enfin, le rapprochement de 2009 avec le meurtre de San Francisco montre comment les fichiers génétiques ont permis de rattacher à des auteurs déjà condamnés des faits anciens, sans toujours déboucher sur un procès. C'est ce qui explique l'écart entre les treize victimes confirmées par la justice et les victimes suspectées.
Profil psychologique : ce que disent les experts
Expertises judiciaires
Richard Ramirez n'a fait l'objet d'aucune expertise psychiatrique complète, et sa responsabilité pénale n'a pas été débattue au procès : selon l'arrêt rendu en 2006 par la Cour suprême de Californie et les comptes rendus de l'agence UPI, la défense a contesté l'identification et présenté un alibi, sans invoquer son état mental au moment des faits. La question psychiatrique n'est apparue que sous l'angle de sa capacité à être jugé. Le 24 octobre 1985, devant le tribunal municipal de Los Angeles, l'avocat commis d'office qui le représentait encore a demandé une évaluation psychiatrique. Selon l'arrêt, un psychiatre, non nommé, avait rencontré l'accusé dix ou quinze minutes avant que celui-ci refuse de poursuivre, et l'aurait jugé apte, mais « à la limite ». Le juge, qui disait n'avoir aucun doute, a rejeté la demande sans ordonner d'audience sur la compétence.
En 2006, la Cour suprême de Californie a estimé qu'aucun élément sérieux ne démontrait une incapacité et que le refus de l'évaluation n'était pas une erreur. Lors de la phase consacrée à la peine, la défense a renoncé, par choix tactique, à présenter le moindre élément, alors que, selon l'arrêt, elle avait retrouvé à El Paso des témoins prêts à déposer sur son passé. Le verdict de culpabilité et la condamnation à mort tranchent des questions de droit ; ils ne valent pas diagnostic.
Diagnostics publiés
Aucune expertise publiée à notre connaissance.
Parcours documenté
Richard Ramirez est né le 29 février 1960 à El Paso, au Texas, dernier de cinq enfants selon Biography.com et une communication présentée en 2003 devant l'American Academy of Forensic Sciences. Ces deux sources font état de traumatismes crâniens dans la petite enfance, suivis de crises d'épilepsie : la seconde situe le premier à l'âge de deux ans et mentionne une épilepsie temporale diagnostiquée mais apparemment jamais soignée, la première évoque une perte de connaissance vers cinq ans.
Les mêmes sources rapportent l'influence, au début de l'adolescence, d'un cousin plus âgé revenu du Viêt Nam, qui l'aurait initié aux drogues, et indiquent qu'il aurait assisté, à douze ou treize ans selon les versions, au meurtre de l'épouse de ce cousin, commis par celui-ci. Il aurait quitté l'école en 1977, en neuvième année du système américain, l'année d'une première arrestation pour détention de cannabis selon Biography.com ; lui-même déclarait en 1985 au tribunal avoir suivi onze années de scolarité et une année de formation en électricité. Installé ensuite en Californie (l'Encyclopedia of Murder and Violent Crime l'y fait arriver dès l'âge de deux ans, contre les autres notices consultées), il était connu des services de police pour des vols lors de son arrestation. Plusieurs auteurs relient ce parcours à ses crimes ; aucun lien de cause à effet n'a été établi.
Ce qu'il a dit de lui-même
Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. À l'audience du 24 octobre 1985, il a interrompu le débat sur sa compétence pour se déclarer sain d'esprit, en ajoutant qu'un psychologue de Los Angeles l'avait reconnu comme tel, selon l'arrêt de 2006. Le même jour, selon UPI, il a montré au public un pentagramme dessiné sur sa paume et lancé une invocation à Satan en quittant la salle ; l'arrêt relève des gestes du même ordre en détention. Il n'a pas témoigné, ni sur la culpabilité ni pendant la phase consacrée à la peine, où il a confirmé renoncer à ce droit.
Le 7 novembre 1989, avant que le juge Michael Tynan ne prononce la peine, il a pris la parole ; UPI en a publié la transcription. Il n'y exprimait aucun regret, dénonçait l'hypocrisie de la société et de la justice, affirmait que personne ne pouvait le comprendre et concluait par une référence à Lucifer. La biographie de Philip Carlo (1996), fondée en partie sur des entretiens avec lui, relève du même statut : sa parole, rapportée par un tiers.
Lectures criminologiques
La justice a retenu un mode opératoire fait d'intrusions nocturnes dans des maisons individuelles, visant des habitants des deux sexes et de tous âges, une diversité qui a longtemps empêché de relier les dossiers.
La notice de l'Encyclopedia of Murder and Violent Crime, dirigée par le criminologue Eric Hickey (2003), le décrirait comme un individu antisocial et violent plutôt que comme un adepte convaincu du satanisme dont il se réclamait ; c'est une lecture d'auteur, sans examen de l'intéressé. La communication présentée en 2003 devant l'American Academy of Forensic Sciences par Erika Maldonado et les psychiatres J. Arturo Silva, Gregory B. Leong et Michelle M. Ferrari propose, à partir de sources publiées, un modèle « biopsychosocial » du meurtre en série à caractère sexuel intégrant des facteurs neurodéveloppementaux, et examinerait son cas au regard des critères du DSM-IV-TR : il s'agit d'une analyse rétrospective, non d'une expertise. Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée nommément dans une source que nous ayons pu consulter ; sur les limites de ces grilles, voir notre article sur le profilage criminel.
Ce qu'on ne sait pas
Faute d'expertise, son état mental n'a jamais été examiné contradictoirement : le seul avis médical mentionné dans la procédure repose sur un entretien d'un quart d'heure, interrompu par l'accusé. En octobre 1985, une psychiatre qui avait assisté à ses audiences sans jamais l'examiner l'a dit psychotique et inapte à être jugé, selon UPI ; ce jugement à distance n'a eu aucune suite judiciaire. Les éléments biographiques réunis par la défense à El Paso n'ont jamais été présentés au jury, et les récits de son enfance divergent sur plusieurs points. Nous n'avons trouvé aucun dossier médical publié sur l'épilepsie évoquée par plusieurs auteurs, dont la portée éventuelle reste spéculative. Enfin, la part de conviction et de provocation dans ses références sataniques demeure indécidable : elle n'est connue que par ses propres gestes et déclarations.
Questions fréquentes
Combien de victimes a fait Richard Ramirez ?
La justice l'a reconnu coupable de treize meurtres commis dans l'agglomération de Los Angeles en 1984 et 1985 : ce sont ses victimes confirmées. Il a aussi été condamné pour cinq tentatives de meurtre, onze agressions sexuelles et quatorze cambriolages. Au moins deux autres meurtres lui sont attribués à San Francisco, dont celui d'une fillette en avril 1984, relié à lui par l'ADN en 2009 ; il n'a jamais été jugé pour ces faits.
Comment Richard Ramirez a-t-il été identifié ?
Par une empreinte digitale relevée à la fin d'août 1985 sur une voiture volée, liée à l'un des derniers faits et retrouvée à Los Angeles. Le ministère de la Justice de Californie l'a comparée à son tout nouveau fichier automatisé d'empreintes, qui a désigné Richard Ramirez, déjà fiché pour des vols. La police l'a présenté comme son principal suspect le 30 août 1985, et sa photographie était à la une des journaux le lendemain matin.
Comment Richard Ramirez a-t-il été arrêté ?
Le 31 août 1985 au matin, au lendemain de la publication de sa photographie, il a été reconnu dans un quartier de l'est de Los Angeles alors qu'il tentait de s'emparer d'une voiture. Des habitants l'ont poursuivi et maîtrisé, puis l'ont remis à la police.
Richard Ramirez a-t-il été exécuté ?
Non. Condamné à mort le 7 novembre 1989, il a passé plus de vingt-trois ans dans le couloir de la mort de San Quentin. Il est mort le 7 juin 2013, à cinquante-trois ans, à l'hôpital de Greenbrae (comté de Marin), de complications d'un lymphome, selon le rapport du coroner.
Pour aller plus loin : séries et livres
Sélection informative, sans lien affilié.
- Livre The Night Stalker: The Life and Crimes of Richard Ramirez, Philip Carlo (Kensington, New York, en anglais, 1996) — Biographie publiée en 1996, rééditée en 2016 chez Citadel (Kensington) dans une édition révisée sous un sous-titre différent. Ouvrage fondé en partie sur des entretiens avec l'auteur des faits : ses propos doivent être lus avec recul. Pas de traduction française trouvée.
- Série Le Traqueur de la nuit : Chasse à l'homme en Californie (Night Stalker: The Hunt for a Serial Killer) (Netflix, 2021) — Série documentaire en quatre épisodes d'environ 47 minutes, centrée sur le travail des deux enquêteurs chargés du dossier. Disponible sur abonnement lors de notre vérification (octobre 2026). Lien non affilié.
- Article Automated Fingerprint Identification System (AFIS), chapitre 6 de The Fingerprint Sourcebook (National Institute of Justice (ministère de la Justice des États-Unis), en anglais) — Histoire des fichiers automatisés d'empreintes, par Kenneth R. Moses et coll. ; replace l'identification de 1985 dans le développement de ces systèmes en Californie.
- Article Early Use of Fingerprint Technology: anniversary of capture of Night Stalker (Crime Museum (Washington), 31 août 2011, en anglais) — Court article sur le rôle de l'identification automatisée dans l'affaire. Lien non affilié.
- Article People v. Ramirez (2006) 39 Cal.4th 398 — arrêt de la Cour suprême de Californie (Justia, en anglais) — Texte intégral de l'arrêt confirmant la condamnation ; utile pour la procédure. Il expose aussi les faits jugés, sans filtre. Lien non affilié.
Sources
- People v. Ramirez, Cour suprême de Californie, S012944 (7 août 2006), FindLaw
- People v. Ramirez (2006), texte de l'arrêt, Justia
- Night Stalker Richard Ramirez Dies In Prison (7 juin 2013), NPR
- Night Stalker serial killer Richard Ramirez dies at Marin hospital (7 juin 2013), CBS San Francisco
- Marin coroner says Night Stalker died from lymphoma, hepatitis C (17 juin 2013), CBS San Francisco
- Richard Ramirez: The story, the evidence, the Night Stalker, CBS News
- Night Stalker named a suspect in 1984 killing (AP, 2009), NBC News
- Automated Fingerprint Identification System (AFIS), The Fingerprint Sourcebook, chapitre 6, National Institute of Justice
- Early Use of Fingerprint Technology: anniversary of capture of Night Stalker (31 août 2011), Crime Museum
- Richard Ramirez, Biography.com
- Richard Ramirez, Encyclopædia Britannica
- The Night Stalker (Philip Carlo, édition révisée de 2016, fiche de l'éditeur), Kensington Books
- The Night Stalker: The Life and Crimes of Richard Ramirez (Philip Carlo, Kensington, 1996), notice bibliographique, Internet Archive
- Police Saturday arrested the alleged Night Stalker… (31 août 1985), UPI Archives
- A police fingerprint expert testified Tuesday… (31 janvier 1989), UPI Archives
- Richard Ramirez, so-called 'Night Stalker' serial killer, dies in California prison (AP, 7 juin 2013), Fox News
- \"Night Stalker\" serial killer Richard Ramirez dies (CBS/AP, 7 juin 2013), CBS News
- 'Night Stalker' Richard Ramirez dies (avec AP, juin 2013), ABC7 Los Angeles
- Death Row's \"Night Stalker\" Serial Killer Dies (7 juin 2013), NBC Bay Area
- How the public helped police to catch the Night Stalker, Crime+Investigation (A+E Networks UK)
- Richard Ramirez: The Trial, Crime+Investigation (A+E Networks UK)
- How Did Richard Ramirez, the 'Night Stalker,' Die? (Crystal Ponti, 2021), A&E
- Le Traqueur de la nuit : Chasse à l'homme en Californie (fiche), Netflix
- Richard Ramirez, Wikipedia (en)
- Richard Ramirez, Wikipédia (fr)
Corrections et mises à jour
Aucune correction depuis la publication le 1er octobre 2026.
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