AllemagneDossier1918-1924Hanovre, Basse-Saxe
L'affaire Fritz Haarmann
Entre septembre 1918 et juin 1924, Fritz Haarmann, petit délinquant et indicateur de la police criminelle de Hanovre, a tué au moins vingt-quatre garçons et jeunes hommes âgés de 10 à 22 ans, qu'il rencontrait pour la plupart aux abords de la gare centrale. La découverte d'ossements humains sur les rives de la Leine, au printemps 1924, a conduit à son arrestation en juin. Condamné à mort par la cour d'assises de Hanovre le 19 décembre 1924, il a été exécuté le 15 avril 1925. L'affaire a surtout mis en cause une police qui avait longtemps protégé son informateur, et nourri les débats de la république de Weimar sur la justice, la psychiatrie et la presse.
Les faits
Entre septembre 1918 et juin 1924, à Hanovre, Fritz Haarmann a tué au moins vingt-quatre garçons et jeunes hommes âgés de 10 à 22 ans. Ce sont les victimes confirmées par le verdict de décembre 1924 ; l'accusation en avait retenu vingt-sept, et le nombre réel demeure inconnu, beaucoup de disparitions de l'époque n'ayant jamais été signalées. La plupart des victimes étaient des adolescents fugueurs, des apprentis ou des jeunes sans domicile qu'il abordait aux abords de la gare centrale, en leur proposant un toit ou un travail.
Haarmann, né à Hanovre en 1879, avait derrière lui un long passé judiciaire : vols, escroqueries, abus de confiance, internements et condamnations successives depuis la fin du XIXe siècle. Dans l'Allemagne de l'après-guerre, entre misère, inflation et marché noir, il vivait de petits trafics, de recel et de la revente de vêtements. Il était surtout, depuis 1919 au moins, un informateur de la police criminelle de Hanovre, à laquelle il signalait receleurs et délinquants du quartier de la gare. Ce statut est au cœur de l'affaire.
Comment l'enquête a abouti
Le 17 mai 1924, un crâne humain est découvert sur une rive de la Leine, la rivière qui traverse le centre de Hanovre. D'autres découvertes suivent, à la fin du mois de mai puis à la mi-juin. La police fait alors fouiller le lit de la rivière en centre-ville : plusieurs centaines d'ossements sont recueillis, environ trois cents selon certaines sources, plus de cinq cents selon d'autres, attribués à au moins vingt-deux personnes. Des rumeurs macabres courent la ville, et la pression publique sur la police devient considérable.
Les soupçons se portent sur Haarmann, dont la réputation dans le quartier de la gare était connue des policiers eux-mêmes. Placé sous surveillance, il est interpellé le 22 juin 1924 (le 23 selon certaines sources) après une altercation avec un adolescent à la gare. La fouille de son logement permet de saisir de nombreux vêtements et effets personnels ; des parents de jeunes disparus en reconnaissent certains. Confronté à ces éléments, Haarmann passe aux aveux à la fin du mois de juin, se rétracte, puis confirme dans les premiers jours de juillet. Les archives de Basse-Saxe et les mémoires d'un inspecteur retrouvés dans les années 1990 attestent des méthodes d'interrogatoire coercitives employées pour les obtenir.
L'enquête met aussi au jour les défaillances antérieures. Dès l'automne 1918, la police avait perquisitionné le logement de Haarmann à la suite de la disparition d'un adolescent ; il n'avait été poursuivi que pour d'autres faits, et affirmera plus tard que des preuves s'y trouvaient déjà. Plusieurs jeunes disparus en 1923 et 1924 auraient été vus en sa compagnie sans qu'il soit inquiété. Selon l'historien Matthias Blazek, le ministre prussien de l'Intérieur, Carl Severing, aurait dépêché à Hanovre des fonctionnaires de la police criminelle de Berlin pour examiner la conduite de l'enquête, et des sanctions disciplinaires auraient visé plusieurs policiers.
Chronologie de l'affaire
- Naissance de Friedrich (Fritz) Haarmann à Hanovre.
- Premier des meurtres retenus par la justice. Haarmann, plusieurs fois condamné depuis la fin du XIXe siècle pour vols, escroqueries et abus de confiance, vient de sortir de prison.
- À l'automne, la police perquisitionne son logement dans le cadre de la disparition d'un adolescent. Haarmann est poursuivi pour d'autres faits, mais n'est pas soupçonné de meurtre.
- Haarmann devient un informateur régulier de la police criminelle dans le milieu de la gare et des receleurs, statut qui lui vaut une grande liberté de mouvement.
- Un premier crâne humain est découvert sur la rive de la Leine. D'autres suivent jusqu'à la mi-juin ; le lit de la rivière est alors fouillé et plusieurs centaines d'ossements sont recueillis.
- Placé sous surveillance, Haarmann est interpellé à la gare après une altercation avec un adolescent (le 23 juin selon certaines sources). Son logement est fouillé ; des vêtements de jeunes disparus y sont reconnus par des proches.
- Fin juin, il passe aux aveux ; il se rétracte puis confirme dans les premiers jours de juillet. Son ami Hans Grans est arrêté à son tour.
- Transfert à Göttingen pour une expertise psychiatrique de six semaines, confiée au professeur Ernst Schultze, qui le déclare pleinement responsable de ses actes.
- Ouverture du procès devant la cour d'assises de Hanovre, pour vingt-sept meurtres. Le philosophe Theodor Lessing, qui couvre les audiences, en sera exclu.
- Haarmann est reconnu coupable de vingt-quatre meurtres et condamné à mort ; il est acquitté pour trois cas. Hans Grans est condamné à mort pour incitation à l'un des meurtres et à douze ans de travaux forcés pour complicité dans un autre.
- Les restes des victimes sont inhumés dans une sépulture collective. Une pierre commémorative y est posée en 1928.
- Haarmann est exécuté par décapitation à Hanovre. Dans une lettre écrite peu avant, il affirmait que Grans ignorait tout des meurtres.
- Au terme d'un procès en révision ouvert sur la base de cette lettre, Grans est de nouveau reconnu coupable de complicité et condamné à douze ans de réclusion.
- La tête de Haarmann, conservée depuis 1925 à l'institut de médecine légale de Göttingen, est incinérée et inhumée anonymement.
Fiche de l'auteur
Fritz Haarmann
Indicateur de police et trafiquant dans l'Allemagne de l'après-guerre, il a tué au moins 24 jeunes hommes et adolescents à Hanovre entre 1918 et 1924. Reconnu coupable de 24 des 27 meurtres reprochés, il a été exécuté en 1925. L'affaire a marqué la République de Weimar et inspiré films et chansons populaires.
Les lieux liés à l'affaire
- Hanovre, gare centrale — Lieu où Haarmann, indicateur de la police, rencontrait la plupart des victimes ; interpellation en juin 1924
- Hanovre, vieille ville et rives de la Leine — Quartier où vivait Haarmann ; découvertes successives d'ossements humains sur les rives et dans le lit de la rivière (mai-juin 1924)
- Hanovre, tribunal — Procès devant la cour d'assises (Schwurgericht) du tribunal régional de Hanovre (4-19 décembre 1924) ; exécution à Hanovre (15 avril 1925)
- Göttingen — Expertise psychiatrique d'Ernst Schultze (été 1924) ; tête de Haarmann conservée à l'institut de médecine légale jusqu'à son incinération en 2014
- Hanovre, cimetière de Stöcken — Sépulture collective des restes des victimes (1925) ; pierre commémorative posée en 1928
Le procès et le verdict
Le procès s'est ouvert le 4 décembre 1924 devant la cour d'assises (Schwurgericht) du tribunal régional de Hanovre et a duré quatorze jours consécutifs. Haarmann comparaissait pour vingt-sept meurtres de garçons et de jeunes hommes âgés de 10 à 22 ans, commis entre 1918 et 1924. Il en reconnaissait une partie, en tenait d'autres pour « possibles » et en contestait plusieurs. Hans Grans, son cadet et ami, comparaissait à ses côtés comme complice. L'affaire a été l'un des premiers grands procès médiatiques de l'Allemagne moderne, suivi par la presse nationale et internationale.
Le rôle de la police a pesé sur toute l'audience. Theodor Lessing, philosophe et publiciste qui rendait compte des débats pour la presse, a été exclu de la salle après avoir mis en cause les liens entre Haarmann et les enquêteurs ainsi que la façon dont les disparitions avaient été traitées. L'expertise psychiatrique d'Ernst Schultze, qui concluait à la pleine responsabilité de l'accusé, a écarté toute irresponsabilité pénale.
Le 19 décembre 1924, Haarmann a été reconnu coupable de vingt-quatre meurtres et condamné à mort ; il a été acquitté pour trois cas faute de preuves suffisantes. Il a été exécuté par décapitation à Hanovre le 15 avril 1925. Grans, condamné à mort le même jour, a bénéficié en janvier 1926 d'un nouveau procès après une lettre de Haarmann le disculpant ; il a de nouveau été reconnu coupable de complicité et condamné à douze ans de réclusion. Interné ensuite au camp de concentration de Sachsenhausen de 1937 à 1945, il est mort après la guerre, à une date que les sources ne fixent pas avec certitude.
Ce que l'affaire a changé
L'affaire Haarmann a d'abord été celle d'une police. Qu'un indicateur, connu pour ses condamnations, ait pu agir pendant près de six ans dans le quartier même où il renseignait les enquêteurs a posé brutalement la question de l'usage des informateurs et de la considération accordée aux disparitions de jeunes marginaux, fugueurs ou homosexuels, que la police de Hanovre traitait avec indifférence. Theodor Lessing en a fait le cœur de ses articles puis de son livre, Haarmann. Die Geschichte eines Werwolfs (1925), qui décrit la faillite collective d'une société plus que le seul crime d'un individu. Ses prises de position lui ont valu l'hostilité durable d'une partie de la police et de la droite nationaliste ; il a été assassiné par des sympathisants nazis à Marienbad en 1933.
L'affaire a été l'un des premiers grands événements médiatiques de l'Allemagne moderne. Elle a alimenté les débats de la république de Weimar sur les méthodes d'enquête, la place de la psychiatrie dans le procès pénal et la peine de mort, et marqué durablement la criminologie allemande naissante. Une partie de la presse conservatrice et nationaliste s'en est aussi servie pour associer homosexualité et criminalité et s'opposer à la réforme du droit pénal sexuel, un usage politique que les historiens soulignent aujourd'hui. Avec les affaires Großmann et Kürten, elle a nourri l'imaginaire du film M de Fritz Lang (1931).
Sa mémoire, enfin, a été longue et conflictuelle. Les restes des victimes ont été inhumés en 1925 dans une sépulture collective au cimetière de Stöcken, où une pierre commémorative a été posée en 1928 ; selon la Ville de Hanovre, les autorités de l'époque avaient refusé que le mot « assassinés » y figure. La tête de Haarmann, conservée à des fins de recherche à l'institut de médecine légale de Göttingen, n'a été incinérée et inhumée anonymement qu'en 2014, près de quatre-vingt-dix ans après l'exécution.
Profil psychologique : ce que disent les experts
Expertises judiciaires
Après son arrestation, Fritz Haarmann a été soumis à une expertise psychiatrique confiée au professeur Ernst Schultze, qui dirigeait depuis 1912 l'établissement psychiatrique de Göttingen. Selon la description du fonds Haarmann aux archives de Basse-Saxe, les premiers entretiens ont eu lieu à Hanovre du 26 juillet au 9 août 1924 ; Haarmann a ensuite été transféré à Göttingen, le 16 août selon la Ärzte Zeitung, pour une observation d'environ six semaines dans le quartier fermé de l'établissement. Dans son rapport du 1er octobre 1924, Schultze l'a déclaré pleinement responsable de ses actes. Aucune irresponsabilité pénale n'a donc été retenue.
Le 19 décembre 1924, la cour d'assises du tribunal régional de Hanovre l'a reconnu coupable de vingt-quatre des vingt-sept meurtres poursuivis et l'a condamné à mort ; il a été exécuté le 15 avril 1925. Ce verdict ne vaut pas diagnostic.
Diagnostics publiés
Les avis médicaux antérieurs à 1924 se contredisent. Interné en 1897 à Hildesheim après des poursuites pour atteintes sexuelles sur des enfants, il y aurait été déclaré atteint d'une débilité (« Schwachsinn ») jugée incurable selon les notices de Wikipédia en allemand et en anglais. Réformé en 1902 après des malaises survenus pendant son service militaire à Colmar, il aurait reçu un diagnostic que les sources rapportent différemment : schizophrénie hébéphrénique selon la notice allemande, « démence précoce probable » selon la notice anglaise, neurasthénie selon Dieter Wunderlich. Theodor Lessing cite encore deux avis opposés, de 1919 et de 1922 : l'un le jugeait pleinement responsable, l'autre concluait à une débilité profonde.
Sept décennies plus tard, la psychiatre légiste Christine Pozsár, qui a publié avec Michael Farin les procès-verbaux de l'expertise, a jugé celle-ci défaillante. Selon la Ärzte Zeitung, Schultze aurait conduit les entretiens comme un interrogatoire, en accusateur plus qu'en médecin, et renoncé délibérément à explorer la vie sexuelle de l'accusé ; Pozsár y lit les signes d'une pathologie grave et complexe. Selon beck-aktuell et dpa, elle estime que sa capacité à se contrôler au moment des faits était vraisemblablement « considérablement diminuée ». C'est une lecture rétrospective sur pièces, non une expertise judiciaire.
Parcours documenté
Né à Hanovre le 25 octobre 1879, Fritz Haarmann a quitté l'école en 1894, fait un apprentissage de serrurier, puis est entré en 1895 dans une école de sous-officiers qu'il a quittée au bout de quelques mois après des pertes de connaissance. Interné de mars à décembre 1897 selon les archives de Basse-Saxe, il s'est enfui en Suisse. Appelé sous les drapeaux en 1900, il a été réformé avec une pension. À partir des années 1900, il a accumulé les condamnations pour vols, escroqueries et abus de confiance, a passé la Première Guerre mondiale en prison, puis est devenu indicateur de la police criminelle de Hanovre.
Plusieurs sources font état de maltraitances et d'abus subis dans l'enfance ; selon dpa, Christine Pozsár reproche à l'expertise de les avoir à peine abordés, comme les crises dont il souffrait et une possible atteinte cérébrale consécutive à une méningite, dont l'autopsie aurait relevé la trace selon Wikipédia en allemand. Aucun lien de cause à effet n'a été établi entre ce parcours et les crimes.
Ce qu'il a dit de lui-même
Les propos qui suivent sont ceux de l'auteur des faits ; ils sont à lire avec prudence. Pendant l'expertise, il se disait en bonne santé et n'avoir que, par moments, des accès qu'il ne s'expliquait pas, selon Wikipédia en allemand. Au procès, il a réclamé la mort en assurant qu'il n'était pas fou, puis déclaré accepter le verdict, selon la notice anglaise. La Ärzte Zeitung rapporte qu'il préférait l'exécution à un nouvel internement, celui de Hildesheim l'ayant durablement marqué. Devant la cour, il a reconnu neuf meurtres, en a tenu douze autres pour « possibles » et en a contesté six, selon la Ville de Hanovre et Wikipédia en allemand.
Lectures criminologiques
La justice a retenu des meurtres de garçons et de jeunes hommes commis dans un contexte sexuel, le plus souvent dans son logement, suivis de la dissimulation des corps dans la Leine et de la revente des effets des victimes : c'est le mode opératoire établi au procès. Pour Theodor Lessing, exclu de la salle d'audience, les crimes n'avaient été possibles que parce que Haarmann se trouvait « sous surveillance policière constante », en sa qualité d'informateur ; il contestait l'expert et pointait la coresponsabilité de la société, selon son livre et la Legal Tribune Online. Il voyait en Haarmann « un morceau de nature, sans logique et sans morale », formule d'écrivain plus que diagnostic.
Aucune typologie criminologique ne lui a été appliquée nommément dans les sources que nous avons consultées ; ces classements, au demeurant, restent descriptifs et discutés. Voir notre article sur le profilage criminel.
Ce qu'on ne sait pas
On ignore si une expertise plus impartiale aurait changé l'issue : selon la notice consacrée à Ernst Schultze, les spécialistes qui ont relu le dossier n'ont pu établir ni que son parti pris a déterminé la conclusion, ni qu'Haarmann aurait été jugé irresponsable selon les critères de l'époque. L'hypothèse neurologique est difficile à vérifier, les coupes du cerveau envoyées à Munich ayant été perdues selon la notice anglaise, et la tête conservée à Göttingen ayant été incinérée en 2014. Le nombre réel des victimes, enfin, reste inconnu : un historien cité par dpa le juge probablement supérieur aux vingt-quatre meurtres retenus.
Questions fréquentes
Combien de victimes Fritz Haarmann a-t-il faites ?
La justice lui a imputé vingt-quatre meurtres. Jugé à Hanovre en décembre 1924 pour vingt-sept meurtres de garçons et de jeunes hommes âgés de 10 à 22 ans, commis entre 1918 et 1924, Fritz Haarmann a été reconnu coupable de vingt-quatre d'entre eux et acquitté pour trois, faute de preuves suffisantes. Ce sont ses victimes confirmées. Le nombre réel reste inconnu : beaucoup de disparitions de jeunes gens, dans l'Allemagne de l'après-guerre, n'ont jamais été signalées, et les chiffres plus élevés qu'il a lui-même avancés n'ont pas été établis.
Quand Fritz Haarmann a-t-il été jugé et exécuté ?
Il a été condamné à mort le 19 décembre 1924 et exécuté le 15 avril 1925 à Hanovre. Le procès s'était ouvert le 4 décembre 1924 devant la cour d'assises du tribunal régional de Hanovre et a duré quatorze jours. L'expertise psychiatrique du professeur Ernst Schultze l'ayant déclaré pleinement responsable de ses actes, aucune irresponsabilité pénale n'a été retenue. Son ami Hans Grans, condamné à mort le même jour pour complicité, a été rejugé en 1926 et condamné à douze ans de réclusion.
Pourquoi la police de Hanovre a-t-elle été mise en cause dans l'affaire Haarmann ?
Parce que Fritz Haarmann était, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, un indicateur de la police criminelle de Hanovre. Il renseignait les enquêteurs sur les receleurs et les délinquants du quartier de la gare, où il rencontrait la plupart de ses victimes, et ce statut lui laissait une grande liberté de mouvement. Dès l'automne 1918, une perquisition menée chez lui après la disparition d'un adolescent n'avait pas abouti, et les signalements le visant ont longtemps été négligés. Le philosophe Theodor Lessing, qui dénonçait ces liens dans ses comptes rendus du procès, a été exclu de la salle d'audience.
Quel film a été consacré à l'affaire Haarmann ?
Le plus connu est Der Totmacher, de Romuald Karmakar, sorti en 1995. Ce huis clos, sans aucune scène de meurtre, reprend les procès-verbaux de l'expertise psychiatrique menée en 1924 par le professeur Ernst Schultze ; Götz George, qui y interprète Haarmann, a reçu la Coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise en 1995.
Pour aller plus loin : documentaires, films et livres
Sélection informative, sans lien affilié.
- Documentaire Fritz Haarmann, un vampire dans la république de Weimar (Arte, collection « Faits divers, l'histoire à la une », réalisation Katia Chapoutier, 2017) — Épisode de 26 minutes conçu avec les historiens Emmanuel Blanchard et Dominique Kalifa, centré sur l'usage politique de l'affaire par la presse de Weimar. Lien non affilié.
- Film Der Totmacher (Cinéma, réalisation Romuald Karmakar, 1995) — Huis clos tiré des procès-verbaux de l'expertise d'Ernst Schultze, avec Götz George (Coupe Volpi à Venise en 1995). Aucune scène de meurtre. Lien non affilié.
- Livre Haarmann, le boucher de Hanovre, Peer Meter et Isabel Kreitz (Casterman (bande dessinée), 2011) — Roman graphique traduit de l'allemand, qui s'attache à l'enquête et au fonctionnement de la police de Hanovre.
- Livre Haarmann. Die Geschichte eines Werwolfs, Theodor Lessing (Project Gutenberg (texte allemand, domaine public), 1925) — Le récit critique du journaliste exclu du procès ; document d'époque, en allemand. Lien non affilié.
- Article 100 Jahre Kriminalfall Haarmann (Ville de Hanovre (hannover.de)) — Synthèse de la ville sur l'affaire, la police et la mémoire des victimes, en allemand.
Sources
- Fritz Haarmann, Wikipedia (de)
- Fritz Haarmann, Wikipedia (en)
- NLA HA SF Kriminalfall Haarmann (description du fonds), Niedersächsisches Landesarchiv, Arcinsys
- 100 Jahre Kriminalfall Haarmann, Landeshauptstadt Hannover (hannover.de)
- « Warte, warte nur ein Weilchen » — Tod eines Serienmörders, beck-aktuell, avril 2025
- « Fritz, du bist doch der Beste! », taz, 10 mars 2007
- Fritz Haarmann : Fehlerhaftes Gutachten über einen Serienmörder, Ärzte Zeitung, 16 juillet 2024
- Kopf von Massenmörder « Fritz » Haarmann eingeäschert, ORF, janvier 2015
- Fritz Haarmann : Wie der « Vampir von Hannover » als Serienmörder aufflog, t-online
- Theodor Lessing : Ermordung eines deutschen Professors, Legal Tribune Online (LTO)
- Fritz Haarmann, Krimpedia
- Fritz Haarmann, Dieter Wunderlich, Buchtipps und mehr
- Der Totmacher, filmportal.de (Deutsches Filminstitut)
- Faits divers, l'histoire à la une : Fritz Haarmann, un vampire dans la république de Weimar, Diacritik, 22 septembre 2017
- Haarmann-Affäre : Delegation aus Berlin zu Gast in Hannover, Matthias Blazek (historien)
- The Victims of Fritz Haarmann Memorial, Atlas Obscura
- Haarmann, le boucher de Hanovre, BoDoï
- Der Totmacher, Wikipedia (de)
Corrections et mises à jour
- — Section « Profil psychologique » refondue en six rubriques, avec ses sources propres.
- — Questions fréquentes ajoutées (nombre de victimes, procès et exécution, rôle de la police, film Der Totmacher), avec leurs sources.
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