TchéquieNotice1951–1956Chomutov (Bohême du Nord)

Václav Mrázek

Avertissement. Cette notice traite de crimes réels. Elle ne contient aucune image ni description détaillée des sévices, mais son sujet peut heurter.

En bref. Václav Mrázek (1925-1957) : 7 victimes confirmées en Tchéquie (Chomutov (Bohême du Nord)) entre 1951 et 1956. Condamné à mort par le tribunal populaire de Chomutov le 9 novembre 1957 pour sept meurtres, quatre tentatives et de nombreux autres crimes et délits (127 chefs au total), peine confirmée par le tribunal régional d'Ústí nad Labem le 5 décembre 1957 ; pendu à la prison de Pankrác, à Prague, le 29 décembre 1957.

Statut
Exécuté (29 décembre 1957)
Naissance
22 octobre 1925
Période d'activité
1951–1956
Victimes confirmées
7
Verdict
Condamné à mort par le tribunal populaire de Chomutov le 9 novembre 1957 pour sept meurtres, quatre tentatives et de nombreux autres crimes et délits (127 chefs au total), peine confirmée par le tribunal régional d'Ústí nad Labem le 5 décembre 1957 ; pendu à la prison de Pankrác, à Prague, le 29 décembre 1957

Ouvrier dans la région de Chomutov, il a tué sept personnes, pour la plupart des jeunes femmes et des adolescentes, entre 1951 et 1956, sans être soupçonné. Arrêté en mars 1957 à la suite d'un vol, il a été confondu par l'expertise balistique de son arme et a avoué les sept meurtres. Condamné à mort en novembre 1957, il a été exécuté le mois suivant.

Le contexte

Václav Mrázek est né le 22 octobre 1925 à Svinařov, près de Kladno, en Bohême centrale. Selon Deník.cz, il avait déjà été condamné pour vol en 1949 et libéré en février 1951. Il s'est ensuite installé dans la région de Chomutov, en Bohême du Nord, où il a travaillé dans l'industrie, notamment dans une usine de tubes selon le Chomutovský deník. C'est dans cette région que se sont produits, entre août 1951 et novembre 1956, les faits qui lui ont été imputés : sept meurtres, quatre tentatives de meurtre et des violences sexuelles, visant pour la plupart des jeunes femmes et des adolescentes.

L'enquête et l'arrestation

Pendant plus de cinq ans, aucune piste n'a abouti. Après le double meurtre de 1955, une équipe spéciale d'enquêteurs a été constituée ; selon SerialKillers.cz et le Chomutovský deník, quelque 25 000 hommes de la région ont été vérifiés. La police disposait d'un signalement, d'une pointure et savait, grâce à la balistique, que l'arme employée était un pistolet Walther. Mrázek avait entre-temps quitté la région pour revenir près de Kladno, où il travaillait à la mine Nejedlý I de Libušín.

Son arrestation, le 17 mars 1957, est due à un fait sans rapport apparent : un collègue de la mine l'a surpris en train de fouiller les vêtements de ses collègues au vestiaire. La perquisition menée à son domicile pour ce vol a permis de découvrir de nombreux objets volés et un pistolet Walther dissimulé dans la cave. L'expertise balistique a établi que cette arme était celle des meurtres de Chomutov. Confronté à ce résultat, Mrázek a avoué les sept meurtres et de nombreux autres faits ; selon Prima Zoom, ces aveux sont intervenus le 21 mars 1957. Le dossier d'instruction a compté seize volumes, selon le Chomutovský deník et Kriminalistika.eu.

Le procès et le verdict

Le 9 novembre 1957, le tribunal populaire de Chomutov l'a reconnu coupable de 127 infractions, parmi lesquelles sept meurtres, quatre tentatives de meurtre, quatorze faits de violences sexuelles et de nombreux cambriolages et vols, et l'a condamné à mort. Le tribunal régional d'Ústí nad Labem a confirmé la peine le 5 décembre 1957. Václav Mrázek a été pendu à la prison de Pankrác, à Prague, le 29 décembre 1957, à 32 ans. Kriminalistika.eu signale que certaines sources donnent la date du 30 décembre ; celle du 29 est retenue par Deník.cz, Prima Zoom, SerialKillers.cz et le Chomutovský deník. Moins de dix mois ont séparé l'arrestation de l'exécution.

La place de l'affaire

Deník.cz et Kriminalistika.eu le présentent comme l'auteur ayant fait le plus de victimes dans l'histoire criminelle tchèque de l'après-guerre. Selon Kriminalistika.eu, il a été soupçonné d'autres meurtres présentant des similitudes, mais aucune poursuite n'a été engagée faute d'éléments objectifs : le bilan judiciaire s'en tient aux sept meurtres jugés, qui sont aussi ses victimes confirmées. L'affaire montre aussi les limites d'une enquête de masse fondée sur la vérification de dizaines de milliers d'hommes : c'est un vol banal, et non le travail de l'équipe spéciale, qui a conduit à l'arrestation, l'expertise balistique fournissant ensuite la preuve décisive. Son masque mortuaire est conservé au musée de la police à Prague, selon le Chomutovský deník. Pour le contexte national, voir le hub Tchéquie.

Sources

Pour se repérer

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