EspagneNotice1987–1988Cantabrie
José Antonio Rodríguez Vega
En bref. José Antonio Rodríguez Vega (1957-2002) : 16 victimes confirmées en Espagne (Cantabrie) entre 1987 et 1988. Condamné à plus de 430 ans de réclusion par l'Audiencia provinciale de Santander, à l'issue du procès ouvert en novembre 1991, pour seize meurtres ; tué par des codétenus à la prison de Topas le 24 octobre 2002.
- Statut
- Décédé (24 octobre 2002)
- Naissance
- 3 décembre 1957
- Période d'activité
- 1987–1988
- Victimes confirmées
- 16
- Verdict
- Condamné à plus de 430 ans de réclusion par l'Audiencia provinciale de Santander, à l'issue du procès ouvert en novembre 1991, pour seize meurtres ; tué par des codétenus à la prison de Topas le 24 octobre 2002
Il s'introduisait chez des femmes âgées de Santander sous prétexte de réparations ; seize meurtres ont été retenus par la justice espagnole.
Surnom donné par la presse : « El mataviejas ». Affaires closes ne l'emploie pas comme titre.
Le contexte
José Antonio Rodríguez Vega est né le 3 décembre 1957 à Santander, en Cantabrie. Il travaille comme maçon et réparateur. En octobre 1978, il est arrêté pour une série d'agressions sexuelles commises à Santander et condamné à vingt-sept ans de prison. Il est libéré en 1986, après environ huit ans de détention : selon la COPE, Vice et Wikipédia, la plupart des victimes lui avaient accordé leur pardon, ce que le droit pénal espagnol de l'époque permettait de prendre en compte dans les affaires d'agression sexuelle, et sa conduite en détention avait été jugée bonne. Selon Wikipédia, son voisinage le tenait pour un homme bien éduqué.
L'enquête et l'arrestation
Entre 1987 et avril 1988, seize femmes âgées, vivant seules, sont tuées à leur domicile à Santander. Les victimes avaient de 63 à 93 ans selon Servimedia, de 60 à 93 ans selon Wikipédia. Le début de la série est daté d'avril 1987 par la COPE et Vice, d'août 1987 par Wikipédia. Le meurtrier gagnait leur confiance en se présentant comme ouvrier ou réparateur pour de petits travaux. Plusieurs décès sont d'abord attribués à des causes naturelles par la médecine légale, ce qui retarde le rapprochement des affaires, relèvent Vice et Wikipédia. Selon Wikipédia, des journalistes du quotidien régional El Diario Montañés commencent à la fin de 1987 à s'interroger sur la succession de ces morts.
Selon la COPE, c'est la découverte de sa carte de visite professionnelle au domicile de victimes qui oriente les enquêteurs vers lui. Il est arrêté dans la rue le 19 mai 1988, date concordante dans la COPE, Vice et Wikipédia, et passe aux aveux au commissariat. La perquisition de son domicile permet de retrouver de nombreux objets ayant appartenu aux victimes, bijoux, images pieuses, bibelots, que la presse espagnole a longuement décrits.
Le procès et le verdict
Le procès s'ouvre en 1991 devant la première section de l'Audiencia provincial de Santander. Revenant sur ses aveux, l'accusé plaide non coupable et soutient que les victimes seraient mortes de causes naturelles. Les expertises le décrivent comme un psychopathe pleinement conscient de ses actes : selon Servimedia, le tribunal écarte la thèse de la maladie mentale soutenue par la défense et retient sa pleine responsabilité pénale. Le 5 décembre 1991, selon Servimedia et Vice, il est condamné pour seize meurtres, ainsi que pour neuf agressions sexuelles et plusieurs vols. Le total de la peine est de 440 ans de prison selon Servimedia, Vice et Wikipédia, de 432 ans selon la COPE ; le tribunal fixe également une indemnisation pour les familles de chacune des victimes.
Transféré à la prison de Topas, près de Salamanque, il y est tué par des codétenus peu après son arrivée, le 24 octobre 2002 selon La Gaceta de Salamanca et la COPE, le 26 octobre selon Vice. Trois détenus sont jugés pour ce meurtre en décembre 2004 et condamnés à des peines de cinq à treize ans de prison, selon La Gaceta de Salamanca.
La place de l'affaire
Deux aspects de l'affaire reviennent dans les récits de la presse espagnole : la libération anticipée, en 1986, d'un homme condamné pour des agressions sexuelles, rendue possible par le pardon des victimes que la loi pénale prenait alors en compte, et le classement initial de plusieurs décès comme naturels. Plus de trente ans après, elle reste régulièrement évoquée par les médias nationaux espagnols, de la COPE à La Gaceta de Salamanca, à l'occasion d'anniversaires ou de documentaires.
Sources
- Servimedia — Condenado a 440 años de cárcel el « asesino de ancianas » de Santander
- COPE — 'El Mataviejas': un criminal que violó y asesinó a 16 ancianas
- La Gaceta de Salamanca — «Yo maté al Mataviejas»: se cumplen 21 años del crimen más sangriento en Topas
- Vice (es) — José Antonio Rodríguez Vega, el caso de Santander
Pour se repérer
- Wikipédia — José Antonio Rodríguez Vega (ES)