États-UnisNotice1977–1978Californie
Angelo Buono
En bref. Angelo Buono (1934-2002) : 9 victimes confirmées (jusqu'à 10 suspectées) aux États-Unis (Californie) entre 1977 et 1978. Condamné à la réclusion à perpétuité par la cour supérieure de Los Angeles en janvier 1984 pour neuf meurtres, mort en détention le 21 septembre 2002.
- Statut
- Décédé (21 septembre 2002)
- Naissance
- 5 octobre 1934
- Période d'activité
- 1977–1978
- Victimes confirmées
- 9 (jusqu'à 10 suspectées)
- Verdict
- Condamné à la réclusion à perpétuité par la cour supérieure de Los Angeles en janvier 1984 pour neuf meurtres, mort en détention le 21 septembre 2002
Avec son cousin, il a enlevé et tué neuf femmes et jeunes filles à Los Angeles en 1977 et 1978 ; le procès, l'un des plus longs de Californie, a duré deux ans.
Surnom donné par la presse : « L'étrangleur des collines ». Affaires closes ne l'emploie pas comme titre.
Le contexte
Angelo Buono est né le 5 octobre 1934 à Rochester, dans l'État de New York. Après le divorce de ses parents, il s'est installé enfant avec sa mère à Glendale, au nord de Los Angeles. Adulte, il y tenait un atelier de sellerie automobile. Au milieu des années 1970, il a été rejoint en Californie par son cousin, plus jeune que lui ; selon la notice biographique d'EBSCO, les deux hommes se seraient livrés au proxénétisme à partir de 1976. C'est dans l'agglomération de Los Angeles, entre l'automne 1977 et l'hiver 1978, que se sont déroulés les faits.
L'enquête et l'arrestation
Entre octobre 1977 et février 1978, les corps de dix jeunes femmes et adolescentes, âgées de douze à vingt-huit ans, ont été retrouvés dans l'agglomération de Los Angeles, plusieurs d'entre eux dans les collines. Les meurtres, commis par strangulation, sont restés plusieurs mois sans auteur identifié. Le tournant est venu de l'État de Washington. Le cousin de Buono, installé en 1978 à Bellingham, y a été arrêté en janvier 1979 pour deux autres meurtres. Il a reconnu sa participation aux faits de Los Angeles et mis en cause Buono, qui a été arrêté en octobre 1979. Dans le cadre d'un accord avec l'accusation, le cousin a plaidé coupable et s'est engagé à témoigner contre lui, ce qui lui a permis d'échapper à la peine de mort ; il avait auparavant tenté de faire valoir un trouble mental, jugé simulé par un expert.
Le procès et le verdict
La procédure a failli ne pas aboutir. En juillet 1981, le procureur du comté de Los Angeles a demandé l'abandon des poursuites pour meurtre. Le juge a refusé et, alors que le cousin, principal témoin, revenait sur une partie de ses déclarations, le procureur général de Californie a repris l'accusation. Le procès s'est ouvert le 16 novembre 1981 par la sélection du jury, qui a duré trois mois et demi, et s'est achevé le 18 novembre 1983. Selon le Washington Post, il a mobilisé 392 témoins et 1 807 pièces à conviction ; la Loyola of Los Angeles Law Review parle d'environ quatre cents témoins. L'affaire a été présentée à l'époque comme le plus long procès pénal de l'histoire des États-Unis. Le 31 octobre 1983, le jury a rendu un premier verdict de culpabilité pour le meurtre d'une jeune femme de dix-huit ans, puis a déclaré Buono coupable de neuf des dix meurtres au total. Le jury a écarté la peine de mort, et Buono a été condamné en janvier 1984 à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
Buono n'a jamais été libéré. Il est mort le 21 septembre 2002, à 67 ans, à la prison d'État de Calipatria, en Californie ; il souffrait d'une affection cardiaque et aucune trace de violence n'a été relevée.
Ce que l'affaire a changé
L'affaire est restée un cas d'école sur deux plans. Sur le plan judiciaire, le refus du juge de laisser le parquet abandonner les poursuites, et la reprise du dossier par le procureur général, ont permis d'aboutir à une condamnation alors que le parquet local avait renoncé à poursuivre ; la revue de droit de l'université Loyola de Los Angeles a publié une étude consacrée à ce procès. Sur le plan de la criminologie et de l'expertise psychiatrique, le cousin de Buono avait tenté, après son arrestation, de faire valoir un trouble dissociatif de l'identité, qu'un expert a jugé simulé ; selon EBSCO, cet épisode est devenu un exemple étudié de maladie mentale feinte dans la défense pénale.
Sources
- UPI Archives — Angelo Buono Jr. was convicted of one count of murder, 31/10/1983
- Loyola of Los Angeles Law Review — Foreword: The Hillside Strangler Trial
- The Washington Post — Angelo Buono Jr. Dies at 67, 23/09/2002
Pour se repérer
- EBSCO Research Starters — Angelo Buono, Jr.
- Wikipédia — Hillside Strangler (EN) · Angelo Buono Jr. (EN)